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Entries For: 2005

2005-12-27

Pays de sauvages

Via Matoo, via Hou-hou

Un récit a posteriori d'un médecin en voyage en Tunisie.

J'ai bien envie de supposer que ce témoignage est réel et relate des faits avérés. C'est tentant.

Alors, de deux choses l'une :

  1. l'idée selon laquelle un système judiciaire et un gouvernement sont construits et acceptés par sa population est totalement fausse et ridicule, et les différents responsables impliqués dans cette histoire méritent le pire des supplices que mon imagination perverse peut imaginer, en attendant qu'on les remplace.
  2. la tunisie est un pays rétrograde où il ne fait pas bon vivre.

Et ensuite je ne dirai pas l'envie que j'ai de généraliser à d'autres états islamiques (l'article indique que la Tunisie est "le pays qui se présente comme le plus tolérant du monde arabe") et je ne décrirai pas les poussées de violence contenue qui me viennent lorsqu'on me parle de la modernisation de la civilisation maghrébine. Sans parler de la politique de justice étrangère de la France, surtout dans cette histoire.

Maintenant, je pourrais être « objectif » et me dire que la civilisation occidentale qui se vante de "tolérance" dans ce domaine est minoritaire en population dans le monde, et que donc cette "tolérance" n'a pas de légitimité universelle. En d'autres termes, je suis un privilégié et le monde en général n'aime pas mon existence.

Gloups, c'est effrayant.

Et un de plus (ou de moins)

Un de plus à mon actif, un de moins sur la liste d'attente.

Aujourd'hui, c'était À cause d'un garçon, un téléfilm récent qui ne paye pas de mine, ne m'infligea pas de grands émois, mais que je suis tout de même content d'avoir regardé.

À chaque étape cinématographique, je me sens comme un poumon de bébé qui découvre un peu plus l'air de l'atmosphère. C'est douloureux, mais a posteriori ça paraît indispensable.

2005-12-25

Just Be

np: DJ Tiësto - Just Be

Je viens de regarder d'affilée L'auberge espagnole et Les poupées russes. On m'avait dit que c'était important pour ma culture, et je crois que je commence à sentir pourquoi. Je n'ai pas eu en les regardant d'éclat émotionnel tel que ceux dont je me plaignais récemment, mais c'était fort, quand même.

Par contre, ce qui est frustrant, c'est que je suis juste au niveau de maturation entre les deux films. Je me suis senti blasé en regardant le premier, mais j'ai eu l'impression que quelque chose m'échappait avec le deuxième. Zut alors, il aurait fallu que je regarde le premier plus tôt, et que j'attende un peu pour l'autre. Bref. C'était bien quand même.

Ouch, presque une heure pour pondre deux paragraphes.

Le temps qu'il faut pour que l'album qui tourne en boucle revienne sur la même piste. C'est bon.

Et hop, une demi-heure de plus.

Et hop, encore une.

J'ai le trac. Oh la la.

2005-12-23

Détente

Une bonne nuit de sommeil remet bien des émois cinématographiques. Toujours.

Par contre, Noël est toujours pour moi un événément chiant à mourir et dénué d'intérêt en soi. Je sais que champagne, chocolat et vodka se chargeront de me faire oublier que je m'ennuie, et que quelques livres encore empaquetés me feront passer le temps agréablement. Mais même. Je suis impatient de la semaine prochaine, que ke temps passe.

Non que les dernières semaines aient été particulièrement désagréables, d'ailleurs.

J'ai eu plusieurs fois le plaisir de voir des gens bien dans des endroits tout aussi bien. Notamment des moments passionnants dans mon lieu de villégiature favori, l'anniversaire d'une gen bien de mes préférées, et des découvertes intéressantes samedi dernier dans un moment social organisé.

Je m'étonne aussi de mon efficacité au travail qui s'accroît depuis que j'y ai mis une borne dans le temps.

Je me suis offert l'album Just Be de DJ Tiësto, dont le titre du même nom me fait frémir quand je l'entends.

J'ai été ravi d'étonnement et d'admiration devant le centre moderne de Rotterdam.

Ma préférencepour le jus de pomme comme agrément à la vodka a temporairement fait place à la liqueur de café et au lait. Les russes blancs me rendent bien l'onctuosité que je leur donne.

2005-12-22

Si

J'aurais pas du, je le savais !

J'aurais pas du...

Non ! Je n'y arriverai pas…

Je me rends compte, je sais que depuis plusieurs mois et plus longtemps encore j'ai développé une sensibilité irrationnelle et dangereuse aux fictions. Surtout les films.

Cette sensibilité qui fait que je n'arrive pas à dormir après avoir assisté à la peur, que je me sens mal à l'aise durablement après avoir assisté à la dépression ou la frustration, et que je me sens terriblement frustré après avoir assisté à des démonstrations d'affections. Surtout certaines.

Elle est là, cette sensibilité, dont je ressens la force à chaque fois que je passe deux jours de suite à me remettre d'un film qui a duré moins de deux heures, ou deux semaines à me remettre d'un livre que j'ai lu en deux jours. À chaque fois, je me dis « c'est fini, j'en peux plus. » À chaque fois, je me rends compte à quel point ça m'est salutaire, à quel point ça m'aide à me développer et accroître mon attention vis-à-vis de mon entourage.

Et pourtant, à chaque fois j'en souffre.

Le paradoxe est terrible. Je suis fasciné par mes crises d'émotion, par l'intensité de ce qu'elles me font ressentir. La curiosité me pousse à les rechercher, à les développer, à me plonger dans tout type de support dont je suppose qu'il pourrait provoquer « quelque chose. » Mais d'un autre côté, je ne sais d'avance quel type d'émotion sera provoqué. Quand c'est agréable, c'est l'apothéose, et rien que pouvoir ressentir autant de bien de temps en temps justifie les autres expériences. Celles où souvent, c'est dur. Plus souvent que le contraire. J'en souffre alors terriblement, au point d'en être physiquement malade.

Alors je me crée des défenses. Une façade d'insensibilité qui me fait prendre du recul dans la vie courante, qui me permet de plaisanter avec des sujets pas drôles, pour essayer de me conforter dans une illusion de solidité. Et j'évite d'approcher de trop près les sources d'instabilité.

Mais je suis drogué, en fait. Par la trance, les films, les bouquins. Certains.

Comme par exemple les films à gens sensibles préférés de Matoo.

Comme un papillon de nuit attiré par la lumière, j'ai vu ces titres, et je me suis dit : « oui, ce sera fort, intense, plus que d'habitude. » et aussitôt la petite voix m'avertissait « attention, ce sera douloureux, encore plus que d'habitude. »

Et j'ai essayé. Je n'y suis pas allé de main morte en plus : j'ai commencé avec Get Real. Au bout de dix minutes, les premières défenses cédaient, je les sentais déchirée par toutes les émotions qui affluaient.

J'ai fait une pause, par lâcheté. Arrêté le film en plein milieu, pour respirer, pour me recentrer sur moi-même, et m'empêcher de rentrer dedans.

Le problème, c'est que je ne sais pas ne pas finir quelque chose que j'ai commencé. J'ai continué.

Et j'ai pris plusieurs pauses, encore. Là, je suis au milieu d'une pause à rallonge.

J'ai peur de me laisser aller, de me laisser flotter sur le scénario et les émotions des personnages. Sachant déjà les grandes lignes de la fin du film, que si je me laisse aller je serai déchiré de l'intérieur et déprimé pendant plusieurs jours, je suis bloqué.

Si j'arrête complètement, j'aurai honte de ma lamentable couardise.

Si je continue, je vais souffrir, et comme je ne cautionne pas le contexte de l'histoire du film je ne pourrai pas me dire que c'est justifié.

Si je me dis juste que je prends une pause, je récolterai la frustration de l'attente de « la suite. »

C'est terrible.

Edit

Finalement, j'ai arrêté, pour de bon.

Je regarderai la suite en compagnie d'un être aimé. Ça ne pourra pas se faire autrement.

2005-12-15

Rétrospective

Les pensées suivantes me sont apparues, spontanément ou à la suite d'idées que j'entends exprimées :

  • je me sens en sécurité en voyage. Je m'en étais déjà aperçu à un moment avec beaucoup d'acuité, mais je ne m'en souvenais pas. Je suis proche de penser que actuellement je n'arrive à me sentir en sécurité que en voyage.
  • pouvoir dormir en compagnie de quelqu'un est un privilège, une opportunité que je dois chérir et valuer au-dessus de beaucoup d'autres choses. Et pas uniquement pour les bienfaits sexuels.
  • à défaut de récolter le pouvoir et la richesse pour moi, je pourrais le faire pour me donner les moyens d'aider les gens que j'aime. Et cette unique et seule raison valable a pris depuis quelque mois une importance de plus en plus grande.
  • un justice qui se satisfait de n'appliquer que la loi est une institution pervertie qui oublie son humanité. Je suis outré par un juge français qui dit que « les juges ne sont pas là pour juger, mais pour appliquer la loi, » et je conchie les partisans de cette idée.
  • j'ai totalement jusqu'à présent sous-estimé les bienfaits d'une écoute attentive du discours oral dans l'apprentissage d'une langue. Ce qui m'apparaissait jusqu'à récemment comme un exercice rébarbatif est devenu un centre d'intérêt fort, d'autant plus que je prends beaucoup de plaisir à découvrir plusieurs webradios néerlandaises.

2005-12-14

Pensée lumineuse

Réponse à « il faut travailler pour se donner les moyens d'être heureux, je veux simplement être heureux et mon but n'est pas de me distinguer » (pas de moi) :

vouloir être heureux dans le monde qui nous entoure [...] c'est une forte volonté de distincton, c'est à la limite de la folie, surtout vouloir être heureux par les mêmes moyens qui font que les gens sont pas heureux

J'adore.

Snif

Sometimes I think that I know
>What love's all about
And when I see the light
>I know I'll be all right.

I've got my friends in the world,
>I had my friends
When we were boys and girls
>And the secrets came unfurled.

City of brotherly love
>Place I call home
Don't turn your back on me
>I don't want to be alone
Love lasts forever.

Someone is talking to me,
>Calling my name
Tell me I'm not to blame
>I won't be ashamed of love.

Philadelphia,
>City of brotherly love.
Brotherly love.

Sometimes I think that I know
>What love's all about
And when I see the light
>I know I'll be all right.
Philadelphia

Note pour plus tard : ne pas passer cette musique juste avant d'aller dormir, à moins de vouloir dormir sur un oreiller mouillé.

Programmation à long terme

Mercredi prochain, j'irai à Rotterdam. C'est une chouette perspective.

Ce soir, je suis arrivé à discuter en néerlandais sur IRC. C'est un chouette accomplissement.

Du coup, je vais passer une bonne nuit.

Welterusten.

2005-12-11

Découverte miraculeuse !

Tout à l'heure, j'ouvre une porte de frigo, j'attrape une bouteille, et... surprise !

À l'intérieur, une substance inconnue, mystérieuse et au goût très agréable était apparue.

L'histoire est compliquée : il y a six mois, je partais en vacances au ski, et ...

Non, ça va être trop long.

Voilà la recette :

  1. prenez une bouteille d'Absolut Vodka nature.
  2. buvez-en la moitié.
  3. remplissez la moitié vide avec des fraises tagada.
  4. secouez.
  5. secouez.
  6. secouez encore. Le but est d'user les fraises tagada jusqu'à ce que tout le rouge soit dissout, et que le cœur blanc aie réduit de taille de moitié. Il faut secouer longtemps pour ça, on peut s'y prendre à plusieurs fois.
  7. mettez la bouteille au congélateur.
  8. attendez 6 mois.
  9. déplacez la bouteille du congélateur au frigo.
  10. attendez deux jours.

Et voilà !

Vous pouvez observer un blob gélatineux, à la consistance et l'apparence de la gelée de groseilles, mais composé uniquement de vodka et de produits chimiques.

C'est délicieux, extra-terrestre, et c'est rigolo.

J'adore.

Assemblages

Découverte ce jour de YouTube.com, un dépôt de vidéos musicales artisanales très hétéroclite.

Beaucoup de plaisir devant une séquence particulière qui me touche beaucoup.

2005-12-10

Épidémie

Merci jada

How does it work?

Write 6 random facts about yourself, and then list the names of 5 people whom you in turn infect.

  1. j'avais oublié mon bouquin hier, celui que je lis dans les transports. Ça m'a manqué, j'ai eu l'impression de perdre mon temps dans le train.
  2. depuis trois jours, j'ai mon mug de quand j'étais petit sur mon bureau. Celui avec un chien bleu dessiné tout autour. Pour la soupe et le thé.
  3. j'utilise des stylos Bic à l'envers pour remuer le sucre dans mon thé. Parce que je n'ai jamais de cuiller à portée de main. C'est embêtant, parce que le thé coule par le petit trou dans le stylo.
  4. dans trois jours, je pourrai acheter mon ticket pour la Sensation White.
  5. moi non plus, je me suis jamais rien cassé.
  6. j'adore le grand mur rose derrière moi.

Bon hop, au tour de mag, haeon, matoo, eole et perrine.

2005-12-08

Backlog

Gros manque de courage le week-end dernier.

Vendredi soir, je devais aller rejoindre des gens bien pour fêter avec eux leur fin de mission, et je m'y serais bien vu rencontrer de nouvelles têtes. Pas de chance, fatigue et lassitude m'ont abattu suffisamment pour renoncer à cet événement.

Samedi, j'ai du aider à déménager un meuble. Une tâche fastidieuse, heureusement simplifiée par la présence d'un gen bien auxiliaire.

Samedi soir, c'était le drame : ma prof de néerlandais m'a fait sérieusement comprendre que j'avais mal travaillé, et j'ai plein de travail en plus à cause de ça. Du coup, j'ai décommandé la soirée où j'étais invité juste après pour faire mes devoirs... Dont je ne suis sorti que le lendemain. Ça a payé : hier, ma prof était contente.

Dimanche, j'ai bricolé. Dans les câbles téléphoniques, les câbles péritel, l'absence de câbles, toussa. Très manuel. Très bien réussi, donc assez satisfaisant.

Et dimanche soir...

Ah ! Ce dimanche soir !

La recette est simple :

  • un petit comité de gens bien au pavillon
  • une canette de red bull
  • de la vodka
  • un barman super sympa
  • un CD de bonne musique (Voices of Spring 2005 Arise)

C'était magique.

L'essayer, c'est l'adopter

Un accomplissement utile aujourd'hui.

Prenez les ingrédients suivants :

secouez, et c'est gagné : les employés peuvent être contactés sur leur téléphone logiciel quand ils sont à l'extérieur, comme s'ils étaient dedans. Et ils peuvent appeler les postes en interne sur le réseau de l'entreprise. Et tout ça gratuitement, bien sûr.

C'était chouette.

En fait, le téléphone c'est un réseau qui marche, et je suis content de me le confirmer.

Skype, j'en ris !

Vocabulaire

Une conversation ce soir m'a signalé que la langue française possède une grande diversité de mots pour désigner la partie centrale de l'organe génital extérieur masculin (chybre, verge, pénis, sexe, queue, bite, dard, zizi, entre autres sans compter toutes les métaphores). Parmi eux, autant de mots de genre masculin que de mots de genre féminin.

Et à mon grand dam, je n'ai aucune idée de la situation linguistique en ce qui concerne le modèle féminin.

Il est impératif que je me cultive immédiatement.

2005-12-02

Education…

… d'outre atlantique : par ici.

Bizarre.

2005-11-30

Expérience sociologique

J'aime Discover the Truth, une publicité repérée par le cite CommercialCloset.org dont je parcours la newsletter de temps à autres.

Ça me fait penser aux question que je me pose parfois sur mes certitudes, mes préjugés, mes « valeurs, » toute cette sorte de chose dont j'ai surtout appris qu'il était utile et souvent intéressant de les remettre en question régulièrement.

Et donc entre autres opinions sur la justice (et les avocats et les juges), le service et l'amabilité (et les postiers ou les cheminots), les aptitudes et les capacités intellectuelles (et les profs et les scientifiques), la domination de la femme sur l'homme (et les féministes et autres sociologues), il m'arrive de me demander régulièrement, dans les conditions du rasoir d'Occam, vers quel sexe, voire quel genre, penchent mon cœur, d'un côté, et ma bite, de l'autre.

Rappel pour ceux qui n'ont pas suivi : le rasoir d'occam, c'est un principe raisonné qui dit (entre autres) qu'il faut réaliser les expériences sans préjuger du résultat et dans une disposition d'esprit qui accepte comme bon résultat celui qui est le plus simple.

Donc, je regarde les gens dans la rue, et je scrute mes émotions lorsque je converse avec des personnes, quelque soit le sujet de conversation. Et je regarde ce que j'y vois.

Le dernier bilan concernant le sexe opposé est conforme à celui dressé régulièrement depuis plusieurs années déjà :

  • mon besoin physico-affectif de contact avec la chair d'autrui est satisfait par les poitrines et les hanches pulpeuses et conséquentes.
  • mon besoin psycho-affectif de contact avec le sexe opposé est satisfait avec les femmes dont on voit les cicatrices de nombreux obstacles dans leurs yeux et sur leur corps.

Et ça s'arrête là.

Tout le reste, je n'ai même pas besoin d'aller le chercher. Quand je vois un bisou en bonne et due forme, tout mon organisme s'unit pour me faire ressentir à quel point le monde est bien fait. Et alors, je sais.

À chaque fois.

La suite

Un petit coup de trance, et c'est reparti.

(c'est la solution numéro 3 : je n'avais plus de vodka ce soir, et pas trop envie de déprimer)

Sans lien avec ce soir, il m'est venu à l'esprit aujourd'hui que l'avocat est une arme violente qu'il faut savoir utiliser avec précaution et précision. Une arme explosive, qui a plus vite fait d'exploser entre les doigts de qui s'en sert que de faire un effet à contre qui on s'en sert.

Une arme de sauvage, dans la jungle, en somme.

2005-11-29

Devoirs en retard

Tout à l'heure, je me disais que je n'avais jamais vu le film Philadelphia. Oui, je sais, j'ai honte. Quelle inculture ! Après tout, qui n'a pas vu ce film à sa sortie ou juste après ?

Bah moi. Parce que je me doutais que ça n'allait pas être agréable.

Jusqu'à ce soir.

Et oui, ce n'est pas chouette.

Snif.

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