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Entries For: January 2005

2005-01-31

Pieds fatigués

C'est reparti pour un tour.

J'ai commandé une nouvelle série de cartons pour emballer mes affaires. J'ai recommencé à éplucher les petites annonces. Ce n'est pas facile de chercher où loger, surtout quand on ne sait pas où on veut habiter.

Aujourd'hui, j'y ai beaucoup réfléchi. Il y a opposition entre, d'un côté, ma responsabilité vis-à-vis de mon chat et ma plante, et de l'autre mon désir d'aller voyager, idée inspirée par un gen bien qui m'expliqua il y a quelques temps son projet d'emprunter un peu d'argent pour aller faire un tour quelque part dans le monde (et non un tour du monde). Autre opposition entre ma curiosité d'aller expérimenter ce qui se passe ailleurs en Europe et ma supposée responsabilité (plutôt confort) dans mon emploi actuel. La solution sera probablement une transition douce dans l'axe sud-nord, de Paris vers Amsterdam, en l'espace de quelques années.

L'impulsion est survenue lundi dernier, après ce week-end détestable. En souvenir d'une remarque que je fis quelques jours auparavant, j'ai regardé le ciel en revenant du travail, et je l'ai trouvé beau, même gris. J'ai ensuite regardé le décor et les gens autour de moi, et je les ai trouvés gris, même beaux. Dans le quartier où j'habite, c'était pire. Comme je réussis à le formuler avec des mots à Mag aujourd'hui, j'ai pris conscience que « j'en ai assez de voir des gens que je connais et n'avoir rien à leur dire, » que je transpose aussi bien en « j'en ai assez de voir des endroits que je connais et n'avoir rien à y faire. »

Il est temps de partir, même si j'en suis fatigué d'avance.

Et ce qui me fatigue d'autant plus, c'est le ménage émotionnel que je dois faire en partant : celui d'annihiler la nostalgie en me détachant des bons souvenirs, et celui de défaire les relations en prévention des « au revoir » hypocrites.

Bref.

Ma maman avait coutume de dire à ses amis : ma façon de vivre n'est pas de ce temps, j'aurais du être né à une autre époque. Quand elle disait cela, elle me voyait dans le siècle des lumières, dans l'aristocratie anglaise. Je pense qu'elle n'avait pas tort ; cela dit, je crois maintenant que si tel avait été le cas, je me serais fait assassiner proprement depuis belle lurette.

Entre autres choses, nous avons discuté de nos vocations et motivations respectives, Mag, son cher et tendre, et moi aujourd'hui. Il en ressort ce que je soupçonnais depuis longtemps : tout mon travail de déconstruction et de recherche de l'essentiel, mon déni de la subtilité et du second degré pour retrouver les motivations primaires des humains autour de moi, a eu l'irrémédiable conséquence de me faire réfléchir systématiquement au coût émotionnel et en douleur des entreprises à long ou large terme. À cause de cette recherche intérieure, je me suis rendu particulièrement inapte au travail contractuel, sachant déceler dans toute forme de contrat l'inhumanité par incomplétude (ou opacité) de la relation ainsi établie entre le travailleur et l'employeur ; de la même façon, je me suis rendu mauvais citoyen, rejetant toute forme de patriotisme et de nationalisme par rejet de la notion d'identité culturelle et de système juridique. Paradoxalement, je fais suffisamment abstraction de la notion d'humanité pour être prêt à travailler pour elle comme une ouvrière dans sa fourmilière, mais en même temps je me rends compte que l'humanité que j'observe autour de moi n'est pas celle pour laquelle j'aimerais travailler.

Avant, il y avait l'action et la réaction, et je me préoccupais surtout du « comment. » Un jour, j'ai demandé « pourquoi l'action ? » et le jour suivant, j'ai eu mal car l'explication du pourquoi m'était interdite. Le jour d'après, j'ai réfléchi, et le jour suivant j'ai imaginé un pourquoi en accord avec mes observations et les interdits qui les bloquent. Ensuite, je me suis rendu compte que cette explication mienne était inutile. J'ai compris que généralement, plus on essaie de comprendre pourquoi les humains font ce qu'ils font, plus on comprend qu'ils ne font rien de plus qu'obéir à des instincts faciles à modéliser. Et plus on comprend, plus les exceptions deviennent difficiles à trouver.

C'est grâce à cela que je commence à « voir » l'art de l'architecture, de la peinture, de la sculpture, de l'écriture. Hélas, il se trouve que je suis aussi un informaticien connecté, qui sait puiser à la source les actualités. Et ce que je vois du monde actuel et ce que je pressens qu'il va devenir est bien morne à côté de tout ce que j'aimerais découvrir. Morne, non pas absolument ou relativement à une beauté utopique, mais par apparence quelconque opposée au même apparent quelconque d'antan, d'antan oui mais d'antan connu et reconnu.

En somme, c'est de la nostalgie appliquée : « c'était mieux avant » parce qu'à chaque moment qui passe ce que je connais disparaît et fait place à l'inconnu. Et plus j'essaie de connaître, plus l'étendue de l'inconnue qui m'attend s'agrandit et me fait peur. Ah, ce serait tellement plus facile si j'étais totalement ignorant ! Je pourrais prétendre tout savoir et mouler l'inconnu de l'avenir dans ma connaissance du passé. Mais je n'y arriverais pas, même si je suis ignorant : il m'est proprement impossible de proférer sincèrement la banale sentence « les erreurs du passé sont là pour nous montrer ce qu'il ne faut pas faire de notre avenir, » puisqu'à chaque moment qui passe je remets en cause les expériences du passé en invoquant la nécessité de les reproduire dans un contexte actuel, puisque les contextes changent et les interprétations changent aussi.

Mon crâne me fait souffrir, comme hier. C'est très douloureux.

Ce soir, je suis allé au cinéma, pour tenter de me changer les idées. C'est totalement raté. Je suis allé voir Nèg Maron, qui m'a fait remonter d'un coup dans ma conscience mes souvenirs d'Afrique, ce que j'ai appris du processus colonial et de l'esclavage, les conflits & considérations intérieures des communautés minoritaires où j'ai vécu, et le poids émotionnel des relations familiales.

2005-01-30

Ma tête !

Elle me fait mal !

C'est comme si elle voulait crier au reste de mon corps « j'existe, moi aussi j'ai le droit de faire mal ! »

C'est très désagréable. Comme l'impression qu'un cube rigide grossissait de l'intérieur en tentant de faire grossir le crâne en même temps.

Je veux dormir pour l'éternité.

Monde de merde.

2005-01-29

Petites considérations

Aujourd'hui, j'ai fait du tourisme.

Initialement partis visiter la Samaritaine et le Bon Marché à la recherche d'un manteau long, ma maman et moi, nous avons passé des bons moments dans un détour par les petites rues du sixième arrondissement et une heure dans le musée Georges Pompidou. Pour finir, j'ai fait quelques emplettes à la Cave Elzévir, puis je suis allé donné à manger à un chat bien de gens bien.

Avant de repartir manger avec un autre gen bien, j'ai été préoccupé par une idée saugrenue. En fait, mon mécanisme de réflexion s'est mis en marche lorsque, pour s'extraire du métro, la foule de passagers sortants bousculaient les autres pour se frayer un passage vers la sortie.

Et l'échelonnement de mes considérations est le suivant :

Au moyen-âge ou avant, à une époque considérée aujourd'hui comme barbare, quiconque devait franchir un obstacle humain poussait son obstacle de côté sans précautions, quand ce n'était pas le faire tomber pour lui marcher dessus.

Avec l'évangélisation, ou la civilisation par la chrétienté, on apprit aux barbares que leurs actes violents étaient jugés par Dieu ; ainsi, si les pratiques de franchissement d'obstacles ne changeaient pas pour autant, du moins invoquait-on le pardon de Dieu après avoir molesté l'obstacle pour l'écarter.

Plus tard, les courants humanistes ont permis à chaque humain de prendre conscience de l'humanité des autres humains. Au lieu de pousser l'obstacle humain pour s'excuser devant Dieu, on s'amena à souhaiter que la personne gênante s'écarte d'elle-même, s'il lui plaisait. Et en cas de contact physique nécessaire, on présentait après-coup ses excuses pour la gêne.

Plus tard encore, la finesse des protocoles inversaient l'action et la réaction : on demandait à l'obstacle d'excuser d'avance celui qui était obligé de lui signifier qu'il gênait. L'obstacle excusait, puis invoquait le pardon auprès de celui qu'il gênait pour cette inversion des rôles, et on remerciait l'obstacle pour sa délicatesse après coup.

Aujourd'hui, la civilisation est en déclin. Je vois des humains prononcer le mot « pardon » sur un ton impératif, comme Ali Baba prononcerait « Sésame, ouvre-toi » devant la porte de la caverne. Le protocole n'est plus, c'est l'âge de l'interrupteur qui allume la lumière, le mot magique dont on attend qu'il fasse s'écarter la foule mécaniquement. Et comme un enfant s'énerverait et manipulerait violemment un interrupteur de lampe en panne, je vois d'aucuns invoquer leur « pardon ! » sur un ton de plus en plus fort… Pour finalement pousser sans délicatesse, comme le barbare d'antan.

Bref.

Bon, hop, manger.

Grododo

Je reviens d'une petite soirée passée dans un premier temps à la cave Elzevir, puis au Quick de Tolbiac.

C'était fort agréable, et j'ai eu l'agréable surprise de trouver en rentrant mon colis contenant le nouveau tapis DDR que je me suis offert récemment. Il est beau, il sent la colle à plastique qui vient d'être posée, et j'ai hâte de l'essayer.

Maintenant, c'est l'heure de dormir, j'en ai bien besoin.

2005-01-28

Manque de lest

Depuis plus d'une semaine déjà, j'essaie de lire le Cryptonomicon (Neal Stephenson). Hélas, je n'accroche pas. Peut-être parce que je ne suis pas très concentré, mais peut-être aussi parce que l'œuvre m'apporte moins que ce que j'en attendais (lire : je suis déçu). Alors je lis petit à petit, sur chaque trajet de métro, quelques pages à la fois, et j'attends que ça se passe.

Np: Robert Miles — Princess of Light

Ce soir, je suis allé participer à l'inauguration des nouveaux locaux d'une entreprise, une occasion de socialiser avec des plus-vieux-que-moi, de voir des vrais gens de la vraie vie, de déguster quelques amuses-gueules très bien fait et de boire un très bon champagne déjà connu.

C'est ainsi que je me suis détendu après une demi-journée passée dans mon ancienne école à enseigner Zope dans une classe, détendu à tel point que je suis rentré chez moi las mais tranquille. J'étais tellement détaché de mes préoccupations que je me suis surpris à m'observer, en donnant à manger à mon chat, le bas du corps depuis l'altitude de ma tête, et de me juger agréable à regarder ainsi. Pour récompenser mes jambes de cette vision agréable, j'ai offert à mes jambes un massage à la crème de camphre, et je m'en suis trouvé fort aise.

Petit câlin pour le chat, puis dodo.

2005-01-26

Beurk.

« Prenez des dizaines de hamburgers et de portions de frites [d'origines diverses] […], et attendez deux, trois, voire huit semaines : tous les aliments pourrissent. Tous, sauf… les frites de McDo. »

Argh.

2005-01-25

Histoire

Ce matin, j'ai rêvé. Un rêve très long dans son référentiel de temps. Le réveil m'en a sorti, et les souvenirs commencent déjà à s'estomper, donc je note, pour ne pas oublier dans le métro que je vais prendre en retard.

Ça a commencé par une vision cataclysmique : en train de travailler dans un bureau, d'un coup les lumières s'éteignent et on commence à voir l'eau arriver, beaucoup d'eau, énormément d'eau à l'horizon, dans un endroit pas du tout proche de la mer. Je me dis « ça y est, c'est la fin, et je ne suis pas en train de rêver. » La vision était si détaillée, si plein de sensations et de celles des gens autour, l'atmosphère électrique et tout, que c'était fichtrement réaliste et que je ne croyais pas au rêve (alors que je pense tout de suite au rêve dès que c'est vraiment trop « gros. »)

Comme ce n'était pas un rêve (ou du moins ne le croyais-je pas), mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai libéré tous mes instincts de survie en les soutenant avec mon intelligence d'humain. Il fallait monter, plus vite que l'eau, le plus haut possible.

Ça a commencé par l'immeuble où j'étais situé. Tout d'abord par les escaliers intérieurs. Ensuite par les échelles de secours le long de la façade. Ensuite des échafaudages. Puis sur le bâtiment d'à côté. Au fur et à mesure que je montais, je me déplaçais de bâtiment en bâtiment, d'ailleurs en suivant un grand gaillard qui apparemment connaissais les chemins les plus courts vers les hauteurs salvatrices. Il fallait même parfois descendre d'un bâtiment pour grimper sur le bâtiment voisin, plus haut, et pour cela nous nous rapprochions de l'eau qui montait, lentement et tellement vite à la fois, en tout cas irrémédiablement.

Parvenus à l'extrémité de la ville, un groupe de gens dont je faisais partie s'étaient réunis en haut d'une tour. Je voyais l'eau monter, et je sentais qu'elle monterais plus haut que la hauteur de la tour. J'en descendis, pour courir vers la colline voisine, où je commençais à grimper.

S'ensuivit une très longue et magnifique randonnée dans des paysages de montagne. Après la petite colline, je grimpai la suivante, plus haute, et ainsi de suite, en fuyant l'eau et en cherchant l'altitude à tout prix. Sur le chemin, je me souviens avoir vu parmi les plus beaux paysages de montagne que je connaisse, traversé des champs de fleurs, des forêts, des marécages, des pentes couvertes de petits cailloux difficiles à grimper, et même des vallées qu'il fallait traverser pour atteindre des sommets plus haut de l'autre côté, des vallées pleines de lacs qui s'agrandissaient avec l'arrivée de l'eau.

Je ne m'en rendais pas compte, mais ce rêve m'a fait traverser à pied des centaines de kilomètres, dans un temps minimum en fuyant l'eau qui arrivait.

Je suis arrivé à un moment sur un maximum local, un sommet sans sommet plus haut visible alentour. En plus, il était habité sous la forme d'un petit village de montagne, et au moment de mon arrivée plusieurs autres groupes d'humains arrivèrent en même temps. Parmi eux, des groupes de personnes que je connaissais et qui se connaissaient entre elles, et je me souviens que nous nous sommes exclamés : « tiens, ça faisait longtemps » et « ça fait plaisir de se revoir, c'est dommage que ce soit dans ces conditions. » Certains venaient de courses à travers les montagnes, d'autres arrivaient en mongolfière, d'autres arrivaient par des tunnels verticaux creusés depuis des altitudes plus basses (et non, je ne croyais toujours pas au rêve, les perceptions étaient tellement précises ! et puis, dans une catastrophe, les lois de l'habitude sont cassées, alors je m'attendais à tout).

Et puis quelqu'un a crié : « l'eau arrive ! »

Sans savoir au début quoi faire, nous avons vu petit à petit une nouvelle montagne gigantesque sortir de la brume, beaucoup plus haute que notre sommet. Certains, trop fatigués pour continuer, se sont réfugiés dans les chalets les plus hauts du village, en espérant que ce serait suffisant. D'autres, comme moi, ont repris l'ascension. C'était autre chose, cette fois nous étions plusieurs.

Une fois encore, les paysages de montagnes étaient magnifique, et cette-fois ci il y avait un peu de neiges. Je commençais à me demander quelle tête aurait la surface de la terre si l'eau montait si haut que seul les plus hauts sommets enneigés dépassaient. Par ailleurs, j'ai commencé à d'un coup à me préoccuper du ravitaillement. J'ai commencé à me voir chassant les mains nus les animaux réfugiés dans les montagnes comme nous. Je me suis demandé si je savais faire le feu, ce qu'il arriverait lorsque je consumerais la dernière allumette que je portais avec moi, et si les autres humains affamés ne se jetteraient pas sur moi pour me manger (ou l'inverse).

Et puis nous sommes arrivés à une ville fantastique. Un gigantesque château prenant ses fondations dans la montagne et montant jusqu'aux nuages. Une vision digne des illustrations des majestueuses cités de Tolkien dans les éditions augmentées de l'œuvre écrite. Nous avons continué l'ascension de la pente de la montagne en longeant le mur de base de la cité, en cherchant un point d'entrée. À un moment, nous atteignîmes un plateau, avec une série de portes dans la cité.

(vite, les souvenirs disparaissent)

Nous nous sommes réfugiés à l'intérieur. Il y avait une guerre en cours avec la cité voisine, et nous nous sommes fait absorber avec le flot de protégés du château qui habitait sur le plateau (comme un chateau médiéval héberge ses paysans en cas de conflit). Toujours préoccupés par l'eau, nous nous sommes réfugiés dans les tour du château, à une altitude où on voyait des nuages au travers des fenêtres.

Je ne sais pas si c'est à ce moment ou plus tard, mais je me suis vu dans des stalles du château en train de me préparer à uriner, mais où je me suis arrêté car ces stalles avaient une grande fenêtre, une baie vitrée même, avec vu sur la vallée, et où on voyait l'étendu d'eau à l'horizon, au niveau du petit village de montagne quitté un peu plus tôt, qui continuait à monter. Je me rappelle avoir détourné le regard pour ne pas le voir noyé avec le reste, tout en me sentant rassuré que le château où j'étais actuellement était beaucoup, beaucoup, beaucoup plus haut, et en me raisonnant en disant que de toutes façons, si l'eau arrivait même jusqu'à où j'étais situé, c'est que de toutes façons je ne pouvais pas faire grand-chose de plus pour y échapper.

Et puis la situation s'est stabilisée.

Alors qu'il pleuvait une pluie fine jusqu'à ce moment-là, après plusieurs jours sans que l'eau monte la pluis s'est arrêtée, et il a fit beau temps.

Alors nous avons commencé à nous détendre. Mes compagnons de fuite ont commencé à s'installer dans un village du plateau voisin, à reconstruire avec les gens après la guerre locale. Je suis même rentré dans une église gonflable (allez savoir...) dans laquelle j'ai trouvé un code secret dans un repli du revêtement étanche. Je ne sais plus ce qui était inscrit, juste que je n'y comprenais rien.

Pour une raison que j'ai déjà oubliée, je me suis retrouvé dans un train pour aller à la cité voisine. Et puis j'ai raté mon arrêt en discutant avec quelqu'un. Et puis ensuite je me suis laisser porter par le train, qui avait ça de particulier qu'apparemment un haut dignitaire d'un autre pays l'empruntait avec les autres passagers pour se rendre dans une ville non touchée par l'inondation.

Nous avons continué le voyage, en traversant plusieurs cités par une voie de train très particulière, dont le circuit avait été tracée en creusant une tranchée qui traversait toutes les autres constructions, y compris les autres chemins de fer. Le train, par ailleurs, était un train particulier, il s'appelait « la ligne inverse » car l'électricité distribuée pour alimenter le train avait un voltage inversé.

Je me suis vu traversant plein de structures avec des gens tout à fait normaux et pas inquiétés, plein de villes,v ers une région de plus en plus désertique.

Et puis le train s'est arrêté, apparemment en panne. Dans une grande ville apparemment déserte, colorée uniquement en noir et jaune. Comme ces dessins de bande dessinée ou le contraste est porté au maximum pour séparer de grandes régions noires ou blanches, sauf que là c'était jaune au lieu de blanc. Le train c'était arrêté parce que la voie s'arrêtait : un obstacle quelconque était venu la couper. C'était visiblement intentionnel, alors les gens ont été invités à descendre pour mettre en place la défense militaire du haut dignitaire diplomate.

Je me suis retrouvé dans cette ville, et j'ai vite compris qu'il s'y passait quelque chose de pas normal. Il n'y avait personne à l'endroit où nous étions.

Au détour d'un couloir (où j'étais tout seul), j'ai croisé un humain-fantôme qui m'expliquai que la police locale faisait des rondes et tuait toute forme de vie située dans la région "noire". C'était celle où le train était placé. Alors je courus dans les couloir, pour enfin m'arrêter épuisé dans une section ou les murs étaient tachés en jaune et en noir. Je me suis affaissé sur une tache jaune, et je me suis endormi.

Un peu plus tard, deux policiers sont arrivés. D'abord prêts à m'éliminer, l'un d'entre eux remarqua la tache que j'avais choisit et dit : « ah, je vois qu'on a affaire à un connaisseur. » (je m'en souvient assez précisément). Ils m'expliquèrent qu'il fallait m'embarquer au poste pour les formalités d'immigration. J'étais trop fatigué pour répondre, alors l'un d'eux s'est approché de moi et a commencé à me saisir.

Il le faisait si délicatement que je n'ai pas pu résisté à l'envie de lui caresser la nuque au moment où il me plaçait un bras autour du cou. En réponse, il m'a caressé aussi, y compris dans la région génitale, et je m'en suis trouvé fort aise. Et tandis que l'autre regardait nos caresses, je me suis endormi pour de vrai.

Et puis mon réveil a sonné.

Sas

Comme d'habitude quand je viens de voir un film, je suis dans un état second.

Les images du film me préoccupent, j'y réfléchis, j'essaie d'analyser ce que j'ai vu et entendu. Au fur et à mesure de mes réflexions, entrent en compte les diverses autres considération en cours de mon existence, et j'observe toutes ces pensées se mélanger en les laissant manipuler mon humeur.

C'est étrange de se laisser soumettre à ces émois stimulés par l'extérieur, et quoique l'expérience ne soit pas toujours agréable, je m'y abandonne toujours, par respect irréductible pour cette force émotionnelle que je ne sais provoquer consciemment tout seul.

Pour avoir la paix, je lirais, j'écouterais di.fm ou je boirais (un peu). Mais ce soir, je préfère réfléchir.

Tu marcheras sur l'eau (Walk on Water)

Je reviens à l'instant du cinéma, où je me suis offert une projection de Walk on Water, un film de Eytan Fox à cheval entre Israel et l'Allemagne.

J'y ai découvert Lior Ashkenazi, incarnant Eyal, le tueur du Mossad qui ne pleure jamais faute de larmes, impitoyable mais brisé par la mort de sa femme. Le scénario montre comment, engagé pour surveiller Axel (Knut Berger) dont les parents sont soupçonnés d'avoir couvert son grand-père nazi, il se laisse séduire petit à petit par Axel qui sublime, au fil des dialogues où le non-dit signifie autant que les paroles, l'aveuglement de Eyal et l'engage vers un avenir où les jeunes des deux pays sont capables de se réunir pour construire ensemble. (waa, c'est bô ce que j'écris, on dirait Matoo :)

Loin d'inciter à l'empathie, ce film montre pourtant le choc des sensibilités masculines de deux cultures a priori incompatibles ; la relation, centrale dans cette œuvre, qui s'établit sur la trame du scénario d'espionnage et de traque de l'ancien nazi arrive à s'en échapper, ce qui évite d'en faire la n-ème banale histoire sur le rapport entre les allemands, les juifs et le nazisme aujourd'hui.

Je pense que je le reverrais volontiers.

2005-01-24

Culture underground

Lorsque devant la remarque d'un raisonnable conetoyen, selon laquelle il était difficile de nos jours de découvrir spontanément de bons sites web sans recherche spécifique y menant, j'ai mis en application ma propre recommandation d'utiliser le lien « page au hasard » de Wikipedia, j'ai eu l'agréable surprise d'ainsi découvrir le site textfiles.com : un plongeon dans le passé du net, et dans plein de ressources textuelles incongrues dont l'anti-consensualité de certaines m'enchante.

Hop, hop, hop

Ce chat me rendra chèvre.

Alors même qu'il sait très bien que chaque matin sans faille entre sept heures trente et huit heures trente la première chose (ou la seconde) que je fais en me levant est de lui donner à manger, il n'hésite pas dès six heures à faire savoir sa présence en nuisant à la qualité de mon sommeil de fin de nuit.

Et ce, alors que je lui donnai à manger à minuit, juste avant d'aller dormir.

Bref.

Sitôt levé et le chat alimenté, je m'attelai à la tâche : ramasser le linge sale et le mener dans la machine à laver, démarrer le programme de lavage, réunir les détritus et les entreposer dans les poubelles (tri des ordures...), réunir les non-détritus et les ranger à leurs emplacement respectifs (y compris le lit superposable, ramené au-dessus de son analogue), pour finir par un passage rapide de l'aspirateur. Il est huit heures trente, il me reste une demi-heure.

Trente minutes pour :

  • me laver, m'habiller ;
  • changer la litière des chats ;
  • sortir la lessive et la disposer sur l'étendage à linge ;
  • ranger Vodka-Pomme et préparer mes affaires, puis partir.

C'est jouable.

Lumière

Mon « remède » est comme le rideau qui s'ouvre sur la scène du théâtre.

Parmi les 4 échantillons gratuits de Beautiful Agony, l'orgasme masculin est celui que je trouve le plus beau, le plus émouvant.

Sans aucun doute.

Reprise

Il fallait faire quelque chose.

Devant le lamentable constat de mon inactivité de ce week-end, face à l'amoncellement de choses à faire, il fallait que je me reprenne en main.

Devant le cumul de constatations, celle de mon inaptitude sociale, celle de ma paresse maladive, de ma tendance à la procrastination systématique, à mon retard dans les procédures administratives (assurance, banque…) avéré et presque irrécupérable, celle de mes divers complexes (esthétique, affectif, intellectuel, volonté), de l'inadéquation entre ma perception du monde et la place que j'y occupe, celle du désordre social que je répands dans toute structure où je tente de m'insérer, celle de mon inaptitude à m'occuper régulièrement et correctement de mon chat et de ma plante, je m'étais creusé ce week-end une fosse de déprime dans laquelle je me vautrais maladivement.

D'où l'inactivité, le malaise et la station au lit pendant deux jours durants, interrompus quelques heures hier soir pour aller fréquenter un gen bien à qui il m'est très difficile de faire défaut.

Et puis l'envie m'a pris subitement de m'offrir ma deuxième forme de masturbation : un fix de vodka-pomme et de di.fm. Absolut double dose, pur pomme et Vocal Trance.

J'ai traversé, dans un état semi-comateux aux pensées pâteuses, la ruine infecte qui me sert d'appartement ces derniers jours, en écartant de mon passage l'amoncellement de linge sale, de détritus divers, de restes d'emballages et autres goritudes sales signes d'un laisser-aller domestique latent et durant (j'attends de comprendre comment ma voisine de chambre le supporte), pour me diriger les yeux fermés vers mon réfrigérateur et son congélateur. Quelques instants plus tard, le verre plein à la main, je regagnais mon lit où tout aussi aveuglément je m'affublai de mon casque audio haute-fidélité.

Et puis je pris la première gorgée, juste après m'être connecté sur le canal di.fm/VT.

Et l'effet vint. Immédiatement, puissamment (vive la double dose), cette illumination et ce bien-être réparateurs que j'ai désormais apprivoisés m'ont envahi. J'avais l'impression que la liqueur traversait les parois de mes organes internes pour se répandre dans mon corps, en gonflant au passage les vaisseaux des différents fluides corporels.

Pour la première fois depuis un nombre de jours supérieur à trois, je me suis senti entier, moi-même et satisfait.

Comment et pourquoi n'y ai-je pas songé plus tôt ? J'aurais peut-être pu, grâce à ce « remède, » vivre une existence constructive pendant ces deux jours de temps libre. Ou peut-être pas.

Il se peut que cette combinaison magique ne me soit si essentiellement salutaire que lorsqu'il ne me reste plus rien d'autre pour me sauver, comme à chaque fois que je m'en suis servi au cours des six derniers mois. Car, même maintenant, je reconnais que la présence d'autres êtres humains agréables se substitue très bien au cocktail salvateur dans le rôle d'euphorisant.

Mais il faudrait, pour rétablir pleinement mon humanité courageuse et responsable, reconnaître que le rapport entre le coût émotionnel de solliciter la présence d'autrui et le bénéfice conséquent est plus profitable que celui entre le coût de me laisser doucement et lamentablement déprimer et le soulagement d'enfin ressusciter à l'aide de mon rite chamanique. Et ça, j'en suis encore loin.

C'est étrange, la vodka m'éclaircit les idées ce soir, au lieu de me laisser simplement dériver dans un état de béatitude. C'est peut-être le mix en train de passer qui fait la différence.

Une préoccupation m'occupe : le dernier garçon dont j'ai tenté d'honorer la compagnie m'a fait part délicatement de son appréhension de fréquenter un alcoolique latent. Et ce n'était pas la première fois que j'étais confronté à l'association entre ma pratique curative de la vodka-pomme et l'alcoolisme maladif.

Suis-je alcoolique ? Littéralement parlant, l'alcoolisme est l'intoxication pathologique provoquée par l'abus de consommation d'alcool. Or je ne suis pas intoxiqué, je dirais même que cette pratique spécifique a plutôt des vertus curatives sur ma personne. Une définition purement médicale inclus la notion de dépendance. Suis-je dépendant de ma consommation ? Sans autre élément constructif sustentatoire à mon existence, c'est effectivement le seul remède contre mon étiolement, contre le second principe de la thermodynamique appliqué à mon moi intérieur. Mais je sais reconnaître les autres éléments constructifs sustentatoires beaucoup plus puissants de mon existence : une activité intellectuelle qui m'intéresse et me motive, la combinaison de tendresse et d'amitié, une contribution au bénéfice d'autrui (y compris organiser un événement et faire en sorte que les convives l'apprécient), etc.

Ce cycle déprime-soulagement est en fait un pur produit de ma paresse, de mon isolement et de la solitude. L'amoncellement de temps morts dans ma vie de tous les jours me permet, à tort, de ressasser des pensées négatives. Une dose suffisante de courage me permettrait de choisir et de me tenir à un jeu d'activités salubres qui serviraient de guides pour mon emploi du temps ; or, je manque justement de courage, et actuellement toute décision à long terme doit être appuyée soit par un impératif hors de mon champ d'action (obligation externe) soit par incitation par un individu que je place plus haut que moi dans mon estime.

(j'ai faim)

Je vois actuellement la plupart des difficultés de mon existence comme des problèmes classiques disposant de solutions canoniques qu'il me faut apprendre. Actuellement, je sais qu'il m'est possible de résoudre un état de déprime inactive et de vide intérieur à l'aide de la vodka et de la trance. Je sais aussi qu'il m'est possible de transformer n'importe quelle autre obstacle de l'existence en déprime inactive et vide intérieur, par un processus de déconstruction et d'auto-flagellation par le jeun et la défausse des tâches domestiques. De fait, je pallie à ma vaste ignorance des techniques de résolution des problèmes immédiats transitivement, en commençant par les laisser décanter en déprime et vide intérieur, pour ensuite et finalement les transcender par la musique et l'alcool. C'est peu efficace, mais mon inculture et mon manque d'initiative ne me font pas chercher plus loin.

Que faire ? me cultiver. Expérimenter le maximum de situations, et m'occuper suffisamment pour ne pas me laisser l'occasion de fuir vers la déprime et sa solution de facilité. Mais ce n'est pas tout le temps possible.

Ah, passent les Voices of Time 1999-2000. Ça invite à la méditation. Dommage que j'aie faim et que je ne sois pas fatigué.

Si j'étais courageux et que le souci de liberté m'accaparait, j'irais reconstruire dès demain ma vie aux pays-bas. Mais ce soir je ne suis ni courageux ni soucieux de ma liberté. Par ailleurs, j'ai envie de ce faire correctement, et pour cela je préfère prendre mon temps à la préparation. Demain, je m'inscrirai à un cours de néerlandais, plutôt.

Mornes moments

Encore une journée à ne rien faire, cette fois parce que je ne me sentais pas bien.

Je sais pas pourquoi.

Ce soir, un petit rayon de soleil dans ma journée : Beautiful agony, un site plein de belles émotions.

2005-01-23

pas glop

Le son des cloches

Np: Mike Oldfield — Introduction (Tubular Bells 2003)

Hier, je n'ai rien foutu. Je me suis réveillé une première fois vers dix heures du matin, pour me forcer à me rendormir immédiatement. Deuxième réveil vers midi et demie, pour donner à manger à mon chat qui commençait à trouver longue ma grasse matinée. Mais je retournai au lit juste après. S'ensuivit un semi-coma au lit jusqu'à quinze heures, heure à laquelle je pris la résolution de lire mes mails et jouer un peu pour me changer les idées. Au bout d'un moment, et après une séance d'hygiène des tubes, l'envie me repris de dormir et je m'échappai dans une sieste qui dura jusqu'à dix-huit heures trente environ.

En somme, j'ai passé la journée au lit.

Jusqu'au moment où un gen bien me convia à passer la soirée ensemble, en commençant par Villa Keops. J'ai accepté de bon cœur ; cette proposition était un soulagement remarquable à ma semi-déprime de fin d'après-midi, pendant lequel j'avais décidé qu'il ne me reviendrait pas aujourd'hui la tâche de solliciter autrui pour socialiser ce soir, et suite à quoi j'avais commencé à craindre que j'étais suffisamment invisible pour être malheureusement oublié.

La soirée s'est déroulée tranquillement, sans surprise tant je connais désormais l'endroit. Nous avons détendu les derniers neurones qui en avaient besoin dans un café égyptien (« Isis » ?), rue des Lombards, autour d'un thé et d'une chicha.

Demain, il faut impérativement que je lave quelques vêtements : je n'ai plus rien à me mettre.

Dans le café égyptien, il y avait du monde. Et entre autres visages, je me suis délecté de la vision d'un jeune Apollon, apparemment âgé de dix-sept ans environ, et qui a fait de mon élévation spirituelle par le tabac une expérience plus riche et plus agréable qu'à l'accoutumée.

Je vais bien dormir, cette nuit encore.

2005-01-22

La main qui caressait l'arrière de la tête

Avant dodo, besoin de fixer une image.

Lorsque nous attendions à l'Arganier notre table pour cinq personnes, pendant trente secondes j'ai laissé mon regard éthylé parcourir la salle. Et entre autres danseurs, je me suis laisser imprégner pendant cinq secondes de la vision d'un jeune damoiseau en train de manifester un signe de tendresse à un autre, par le geste ci-dessus indiqué dans le titre.

Sans que je fasse quelqu'effort que ce soit, cette vision a traversé mon subconscient, tout mon plus ou moins conscient et acquis en défaveur des sentiments passionnels, mes divers préjugés contre les manifestations sociales à tataland, pour venir rôder dans mon espace d'analyse immédiat alors embrumé à l'alcool.

Ce geste anodin m'a interpellé par sa simplicité et sa richesse.

Petite déprime, aussi.

En fait, c'est beau, mais c'est encore pire que les baisouilles hétéro pour se souvenir Ô combien c'est douloureux d'être seul, parfois.

Un éléphant, qui se balançait…

Ce soir, c'était jour de sortie !

Début de soirée à la Cave Elzévir, où après une courte réunion de travail j'ai pu m'entretenir longuement avec le propriétaire de la cave et un de ses amis (?) journaliste (?) et fan, comme lui, de psy-trance. D'ailleurs, le premier tient un site à ce propos. Bref. C'était agréable, j'avais l'impression d'avoir établi un canal de communication avec des extra-terrestres, des gens avec qui sans ça je n'aurais absolument aucune occasion d'échanger quoi que ce soit. Nous avons parlé des tendances culturelles (trance) au Brésil, en Inde, en Chine et au Japon, et j'en ai profité pour me laisser entendre que la trance vocale était le « chewing gum » de la musique électronique, le « ketchup, » le « ketchup-mayo » ou le « mac do » de cette culture, bref ce qui convient à qui ne veut pas faire d'effort pour saisir la subtilité de ce qu'il y a à découvrir dans des styles un peu plus « forts. » J'y réfléchirai.

Suite de soirée dans un restaurant très agréable, où je suis rentré dans un état d'alcoolémie si avancé que je ne me souviendrais pas du nom du lieu sans la carte de visite que j'extrais d'une poche de ma veste : L'Arganier, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie. Au milieu de tataland, si je m'en réfère à ma guide d'alors. Nous y avons admirablement mangé, et je me souviens entre deux visions éthyliques d'un « spectacle » de danse orientale où trois personnes de sexe féminin paradaient en tenue légère en remuant leurs hanches et leur ventre d'une manière que la souplesse du corps réprouve. C'était très beau, et leurs vêtements se mariaient bien aux teintes ocres et orangées de la décoration. Le thé que nous avons pris en dessert se serait bien marié à une chicha, mais hélas la carte ne proposait rien à fumer.

Il y a un arbre à chèvre sur la carte de visite. Sur le menu, aussi. Un arbre avec des chèvres dans l'arbre, sur les branches. Des vrais chèvres, sur un vrai arbre. Pas un montage : les chèvres ont apparemment grimpé par le tronc couché, pour aller manger les feuilles vertes directement dans les branches. C'est rigolo.

C'était une sortie groupée avec l'équipe de mon bureau, mais avec un esprit nouveau et festif. Les discussions étaient un mix entre des sujets techniques et une philosophie de la vie, de l'univers et du reste comme je l'aime.

En tout cas, c'était un chouette endroit, et j'y retournerai. (j'ai mentionné que c'est de la cuisine marocaine ? bon, c'est fait.)

Je suis désormais fin prêt à dormir. J'y vais.

2005-01-20

Tout ne va pas si mal

Je viens de faire une sieste de vingt minutes dans une stalle proche de ma salle de formation, et ça m'a très bien revigoré.

J'en profite pour me souvenir que j'ai fait connaissance hier d'un individu apparemment recommandable, puisqu'il aime la trance, écoute di.fm et s'étonne qu'il n'y a pas plus de personnes dans son cas autour de lui. Il faudra que je l'invite aux soirées C&T du dimanche.

Zou, zou, zou, pas glop

Pour la... quatrième fois cette semaine, je vais me mettre au lit à 2h moins 10, pour pouvoir me lever après exactement six heures de sommeil.

Donc trois heures en-dessous de ma moyenne habituelle, et sans avoir rattrapé ce qui me manquait la semaine dernière.

Par ailleurs, je n'ai rien mangé entre hier soir et ce soir, et je pense que ce sera pareil demain. Et ça ne me gêne même pas.

Je n'ai plus mal aux yeux, c'est déjà ça de gagné.

Ou peut-être que c'est simplement la fatigue qui me coupe l'appétit et m'anesthésie mes petits soucis de santé.

Je veux dormir.

Sauf que, si j'autorise mon corps à prendre le repos qu'il demande maintenant, je sais que je ne pourrais assurer les deux jours de formation restants, car il deviendra alors impossible d'entendre mon réveil à sa sonnerie.

Donc je souffrirai consciencieusement jusqu'à vendredi, par pure conscience professionnelle.

En fait, je pourrais me demander pourquoi je ne dors pas.

En fait, je ne sais même pas. Peut-être parce que la fatigue me fait oublier que je suis fatigué.

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