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Entries For: April 2005

2005-04-29

État d'esprit du moment

énergie

2005-04-28

Je conteste !

J'ai dépensé 4€ pour le texte du traité pour la constitution européenne, et l'article II-112 alinéa 7 indique que les juridictions devront respecter les notes d'interprétation annexes en plus du traité lui-même, et ces notes ne sont pas incluses dans le texte !

On m'a arnaqué, j'en ai pas eu autant que j'aurais du pour mon argent.

Décalage

Note pour plus tard : aller voir le film Otage(s?), j'aime bien Bruce Willis et en plus il a les yeux verts sur l'affiche.

La question du jour : tandis que beaucoup de programmeurs reconnaissent et promeuvent l'utilisation des commentaires littéraux dans le code qu'ils écrivent, n'y en a-t-il pas trop peu qui se rendent compte qu'il s'agit simplement de redondance d'information pour couvrir les risques de pertes linguistiques, et que ces commentaires seront tout aussi illisibles que ce qu'ils documentent si la langue dans laquelle ils sont exprimés se perd ?

Bref.

J'ai passé une excellente soirée hier. Un peu alcoolisée, mais point trop, et j'ai eu la chance de découvrir l'Absolut Raspberry, qui a vraiment très bon goût. Idée de coktail : raspberry + jus de framboise + piment, à tester.

Nous sommes allés, la sublime et explosive jouvencelle qui m'accompagnait et moi, à Lô Sushi, un restaurant situé en-dessous de Kenzo à côté de la Samaritaine. Cet endroit est magique : les convives s'installent au bord d'un comptoir unique disposé tout autour de la salle, de telle manière à pouvoir regarder un peu tout le monde. Au milieu de ce comptoir, un tapis roulant qui circule aussi tout autour de la salle amène les assiettes de sushis, et on y prélève ce qu'on veut consommer. Et la touche de luxe, c'est les écrans tactiles placés devant chaque assiette, avec l'aide duquel et d'une baguette on peut discuter par écrit ou par dessin avec n'importe qui dans la salle ! Et ça, tout le monde en usait et en abusait, et c'était assez rigolo.

S'est ensuivi un petit détour à l'avant-dernier étage du même bâtiment, chez Kong (un bar), où j'ai découvert Absolut Raspberry. C'était aussi un chouette bar, et j'avais un beau paysage dans ma diagonale arrière gauche (sic). « So cute, » le paysage, d'ailleurs.

Excellente soirée donc, en tout cas de mon côté, même si j'ai passé mon temps à écouter mon interlocutrice et que j'ai peut-être pu paraître légèrement « passif. » Il faut dire qu'elle fait partie des rares personnes dont la conversation me subjugue, mais je crois qu'elle aime ça puisque c'est elle qui propose nos virées nocturnes.

Plein de souvenirs, de pensées, de réflexions.

Par contre, je me suis fait héberger chez sa maman, et j'ai découvert dans la pièce où j'ai dormi des choses dont j'aurais préféré ignoré leur existence. C'était un choc, et je vais probablement avoir du mal à m'en remettre. Mais rien de grave, et rien qui n'entache la soirée précédente.

Plein de noms à retenir : le Cab, le jardin d'hiver de l'Hôtel Maurice, le Café Noir, le Lézzard Café, Andy Whaloo…

2005-04-26

Préoccupations nouvelles

  • Découverte : un gadget utile dont la popularité apparente m'éclaire sur certaines questions que je me pose depuis peu sur mes propres habitudes.
  • Stress : je n'y peux rien. Je lis, et par sympathie je ressens le stress. J'espère que ça va évoluer dans un sens positif.
  • Obligations : des examens d'université qui se rapprochent. Il faut que je révise.

Déprogrammation métabolique

Hier, j'ai fêté un anniversaire avec deux gens bien. C'était chouette pour plein de raisons, et l'une d'entre elle étant que nous avons bien bu.

Si bien d'ailleurs que je ne me suis pas senti devenir saoûl au fur et à mesure (alors que d'habitude la fatigue ou le mauvais alcool me font des effets désagréables) et que je suis rentré dans mon chez moi temporaire dans un état d'ébriété si avancé qu'au moment de me coucher je m'étonnais d'avoir pu rentrer entier.

L'alcool devait être de bonne qualité : je ne me suis pas senti mal en rentrant, ni en me couchant, le lit ne tentait pas comme d'habitude en pareille situation de me faire valser hors de mes couvertures, etc.

Et ce matin, je me suis réveillé très tôt, en bonne forme et en bonne humeur, et surtout (et parce que) encore saoûl. Pas de mal à la tête, et avec encore ce sentiment de bien-être accompagné d'un léger manque d'équilibre caractéristique.

Les effets ont disparu en fin de matinée... Et ce fut l'accident, le drame.

Mon corps s'est plaint violemment et simultanément :

  • du manque d'alcool ;
  • de la fatigue accumulée (et les courbatures des déplacements en rollers trop intensifs sur le chemin hier soir et ce matin) ;
  • du désordre gastrique.

Bref, il avait besoin de se reposer pour récupérer, et j'étais en pleine séance de stress en train de travailler ; du coup, ça s'est mal passé.

Bilan, la journée a été très désagréable, et je vais me coucher ce soir avec l'impression de ne pas avoir dormi du tout la nuit dernière.

C'est fou.

Et j'aimerais bien finir cette nuit mon rêve de la nuit précédente.

2005-04-25

Embrigadement

Hier soir, je me suis couché en laissant Vodka-Pomme éveillée sur le bureau à côté de moi. C'est ainsi que son écran m'a éclairé d'une teinte bleutée toute la nuit. Alors que dans un chez-moi je l'aurais éteinte pour bénéficier d'une obscurité totale, dans cette pièce le plafond s'ouvre en deux endroits avec un vélux et je préférais le bleu de l'écran à l'orange terne des lampadaires alentours.

Je pense que c'est cette luminosité qui a causé mes rêves de ce matin.

Il y a eu trois épisodes, à chaque fois interrompus par un réveil partiel.

L'histoire a commencé de jour. J'étais dans une Jeep avec un officier militaire qui me parlait, qui me décrivait à quel point il était satisfait de m'avoir choisi pour une tâche qu'il ne voulait pas exprimer clairement. Nous approchions par une route de campagne, ambiance ouest américain moderne, d'un grand immeuble blanc au milieu d'une plaine assez désertique (peu d'arbres). Nous avons quitté la route principale, éloignée du bâtiment, en tournant à droite sur une route plus étroite. Sur le côté gauche, il y avait quelques hangars désaffectés, quelques arbres décrépits, puis ce grand bâtiment qui semblait lors de ce premier passage assez austère et simple. À ce premier passage donc, un portail dans la façade du bâtiment s'ouvrait à un moment et nous tournâmes à gauche pour nous engouffrer, très vite dans la Jeep, dans une allée intérieure qui descendait en pente entre deux blocs du bâtiment. Après avoir traversé l'infrastructure, nous nous retrouvâmes dans un grand parking presque vide, dont le fond était bordé d'arbres, les seuls dans le paysage.

L'officier me dit alors qu'il était temps de m'engager, et il me fit entrer par une porte de derrière dans ce bâtiment.

Je me rappelle qu'il y faisait chaud, et que les couloirs qu'il me fit traverser donnaient l'impression d'être dans un centre administratif. Après plusieurs tournants, en montant plusieurs escaliers et ascenseurs, nous ressortîmes par devant pour rentrer à nouveau par une autre porte. Entre-temps, je remarquai que la façade avant que j'avais trouvée lisse et austère était en fait criblée de portes, passages, fenêtres de toutes tailles, matériaux et usages. Après cette nouvelle entrée, je me retrouvais dans un bureau où après m'avoir donné des numéros, des noms et un « timbre d'identification » qui portait un code-barre et la figure d'un personnage habillé en rouge, mon officier me dit d'aller me reposer et de le retrouver le lendemain. Il était déjà tard, et tout ce que je me souviens de ce que j'avais entendu juste avant était le numéro de mon détachement / brigade / groupe : 150-159, avec le savoir que ses quartiers étaient accessible par une porte numérotée de la sorte.

Je ressortis de ce bureau et parcourus la façade des yeux : il y avait bien plusieurs portes numérotées (400, 600-700, 230-260), mais point de 150-159. J'étais pourtant certains d'avoir un souvenir de mon officier en train de me désigner, tandis que nous arrivions en Jeep, la porte permettant d'accéder à mes quartiers, en me disant « tiens, pour toi c'est par là. » En vain, je la cherchai, d'un bout du bâtiment à l'autre, sans la trouver. Et évidemment, aucune des autres portes ne m'était ouverte, soit parce que verrouillée, soit parce que je n'osais l'ouvrir (car en bon nouveau militaire, il était impensable que je me retrouve, par curiosité, dans un endroit où je n'aurais rien eu à faire).

Je me mis donc à marcher le long de la route, avec le bâtiment sur la gauche, avec pour objectif de retrouver le portail emprunter le matin pour aller à l'arrière du bâtiment.

Et comme j'aurais du m'y attendre, je ne le retrouvai pas.

Je marchai donc, en m'éloignant de ce complexe militaire tandis que la nuit tombait, à la recherche d'un passage quelconque, d'une information, de quelqu'un, ou au moins pour m'occuper. À un moment, cette route secondaire bifurquait à droite, tandis qu'une grotte s'ouvrait sur la gauche. J'entrai dans la grotte, car, me disais-je, toute grotte digne de ce nom sert d'ouverture à un passage secret. Et tandis que je commençais à voir des stalactites et des stalagmites, j'entendis quelqu'un m'appeler derrière moi, depuis la route que je venais de quitter.

Je ressortis de la grotte, pour voir juste après le tournant un autre début de grotte, éclairé d'une lumière faible et colorée (rouge, bleu, vert). En me rapprochant, je vis que la lumière émanait de sculptures dans la roche représentant des personnages colorés : un jaune, un bleu, un rouge et un vert. Tous avaient la même forme, celle d'une espèce de mage, ou avec du recul à « l'oncle Sam » américain dans la posture des affiches de recrutement. Et le bonhomme rouge, qui était le même que celui dessiné sur mon timbre d'identification, se mit à me parler : « tu es idiot, il faut que tu cherches le passage qui fait "ding" » (et un double carillon retentit au moment où il me le disait), « et fais attention à ton timbre, il pleut. »

Effectivement, il pleuvait, et mon timbre se décolorait.

En ressortant de cette deuxième grotte, je vis un peu plus loin sur le côté droit de la route un début de ville à l'illumination bleu électrique, glauque, et je me mis en route dans l'autre sens pour revenir vers le centre militaire.

Arrivé à mon point de départ, devant la façade du bâtiment, il ne pleuvait plus, le bonhomme rouge dessiné sur mon timbre était presque méconnaissable (il ne restait que la teinte, le dessin était dilué), et je fis une pause réflexive :

  • je me dis que cette impossibilité de trouver l'endroit où j'aurais du me trouver était peut-être un test initiatique.
  • je me rendis compte que j'étais dans un camp d'entraînement militaire, et qu'il y avait plein de beaux jeunes hommes en train de faire leurs ablutions du soir à l'endroit où j'aurais dû être, et j'en ressentis une grande frustration.
  • je me dis que j'étais en train de manquer toutes les explications données aux nouveaux le soir concernant le fonctionnement du centre (personnes, rôles, permissions, tâches, emploi du temps, etc), et que j'allais passer pour un cancre le lendemain matin.
  • je me rendis compte qu'il était probable vu les échecs précédents que j'allais passer la nuit dehors et qu'il fallait que je me fasse à cette idée et que je me prépare pour la longue journée qui allait bientôt commencer,
  • je me demandais où avait été posé mon sac de voyage.

Fin du premier épisode. J'émergeai pendant un court instant, le temps de me rendre compte que la lumière bleu électrique dans mon rêvé était l'éclairage de Vodka-Pomme, et je replongeai dans le rêve aussitôt.

Je pris la décision de retrouver le passage vers l'arrière du bâtiment avec le conseil de l'oncle Sam rouge, et je me remis en marche le long de la route avec le bâtiment sur ma gauche. Tandis que j'approchais de l'extrémité du bâtiment, deux voitures bariolées me dépassèrent à toute vitesse, leurs conducteurs étant en train de faire la course, pour s'engouffrer tout d'un coup sur la gauche dans un tunnel souterrain à la pente descendante abrupte.

(le relief dans ce rêve était régulièrement changeant, mais fi, c'était un rêve)

En m'approchant, je vis que ce tunnel était digne du meilleur jeu de courses de voiture que j'ai connu, il était décoré de bandes colorées du style de celles qui sont chargées de donner une information qualitative de vitesse aux conducteurs qui les empruntent. Et en plus, des signaux lumineux clignotant synchronisés donnaient cet effet de signal lumineux qui s'avance sur le bord du tunnel.

Encore surpris de la présence de ces deux voitures de courses en me demandant comment j'avais pu ignorer ce tunnel étrange à mes premiers passages, j'entendis le double "ding", et je sus que j'étais sur la bonne voie.

Après avoir enfourché un deux-roues quelconque qui traînait à l'entrée du tunnel, je commençais à descendre dedans, en prenant soin de bien rouler sur le trottoir de gauche pour éviter les éventuelles autres voitures qui viendraient se courser dans le passage. Et je pris de la vitesse, de plus en plus, au point de pouvoir profiter de l'effet visuel donné par les bandes sus-mentionnées.

Et à un moment, le trottoir de gauche commença à s'élever par rapport à la route. De plus en plus, voire à diverger carrément sur la gauche, et seule mon intuition me poussa à garder mon deux-roues dessus et suivre ce tracé.

Bien m'en pris ; au bout d'un moment, court à cause de la vitesse mais après une distance assez longue, le trottoir gauche se changea brusquement en entrée de tunnel étroit, presque grotte, bifurquant complètement sur la gauche. Toujours à pleine vitesse, je m'engouffrai dedans, sentis que par un moyen inconnu je me débarrassai de mon deux-roues pour me retrouver en train de courir, et observai que la décoration du style "tunnel de course" faisait peu à peu place à une décoration du style "entrée haute sécurité d'une installation militaire".

Toujours en train d'avancer rapidement (en courant ou je ne sais quoi d'autre), je repérai sur le passage un instrument posé en vrac par terre, et machinalement (sans réfléchir, mon intuition m'insufflait un automatisme tiré de mon collectif d'imaginaire associé aux installations militaires) je m'en emparai et y soumis mon timbre d'identification devenu méconnaissable. Un "bip" retentit, une lumière verte s'alluma sur l'appareil et les mots "Accès autorisés" s'éclairèrent en vert sur les parois du tunnel, remplaçant le rouge orangé qui l'éclairaient jusqu'alors.

Avec une semi-conscience des mécanismes d'auto-défense du bâtiment qui auraient pu s'activer et me nuire si j'avais omis cette phase d'identification, je m'approchai de la porte ouverte au bout du tunnel (une porte coulissante vers le haut en métal, avec le bord inférieur strié de bandes jaunes et noires).

Au moment où j'allais la franchir, une autre personne me dépassa rapidement en me disant bonjour, et en reconnaissant un officier je me rendis compte que j'étais en train d'emprunter un passage secret réservé à un personnel autorisé. La porte franchie, j'arrivais dans une pièce étroite, remplie d'instruments de toutes sortes mais surtout remplie d'officiers en pleine réunion. Ils étaient confortablement installés dans des fauteuils allongés, canapés, sofas et autres chaises confortables irrégulièrement arrangées, la pièce était remplie de la fumée du tabac qu'ils avaient du consommer depuis plusieurs heures déjà, et une conversation était en cours tandis que certains se levaient péniblement de leur séant confortable pour dire bonjour à l'officier arrivé juste avant moi.

Sachant que je n'avais pas ma place dans cette réunion, mais nullement gêné puisque après tout ils avaient réunion dans le hall d'entrée du bâtiment, j'enjambai la table basse jonchée de verres et cendriers bourrés de mégots, puis les jambes d'un officier qui encombraient l'allée que je devais emprunter pour aller plus loin, et tandis que je sortais de cette pièce j'entendis à demi-mot les encouragements de l'officier qui m'avait amené la veille et qui expliquait maintenant à ses collègues pourquoi j'étais là.

Dans la pièce qui suivit immédiatement, plutôt un angle dans l'allée qu'une pièce d'ailleurs, plusieurs femmes étaient assises sur des tabourets avec des machines à écrire sur les genoux. À mieux y regarder, en réalité elles étaient en train de sténographier la réunion qui avait lieu à côté, et je me rendis compte successivement que :

  1. il s'agissait des épouses des officiers, recrutées pour du travail de dactylographie,
  2. elles étaient très efficaces, les feuilles volaient en sortant en série de leurs machines,
  3. elles étaient alignées d'un côté du passage et il y avait des lavabos et des miroirs de l'autre.

Je traversai en souhaitant le bonsoir à ces dames, et montai dans le passage à la recherche de la porte 150-159.

Évidemment, je ne la trouvai point. En revanche, à un moment je vis une femme sortir d'une toute petite pièce ressemblant à un placard, et je lui demandai mon chemin. Elle me regarda sans rien dire, puis me désigna le placard derrière elle.

Il s'agissait en réalité d'une toute petite salle de bains encombrée, et je pouvais voir derrière le chauffe-eau un placard fermé à la peinture décrépie. La femme m'indiqua ce placard en me disant que peut-être que je trouverais ma voie dans cette direction.

Je tentai de dégager ce passage, puis abandonnai en me rendant compte que de toutes façons c'était trop petit pour que puisse passer à travers, même si c'était ouvert. Alors je pris une pause sur le trône, accessible un mètre plus loin derrière deux rideaux de linge en train de sécher, en me disant qu'à passer une nuit dehors, autant la passer là.

Plus tard, je me rendis compte que j'étais assis sur le trône en peignoir, et je fus pris d'une crise de panique en me rendant compte qu'il n'y avait pas de papier toilette à côté. En parcourant la pièce des yeux, je vis un rouleau de bande de tissu, de la même texture et forme que les ceintures de peignoir. Avec pour objectif de m'en servir pour m'essuyer, j'en déroulai un bout puis tentai de le découper.

Quiconque a déjà essayé de couper du tissu sans ciseaux sait combien c'est difficile ; à défaut d'instrument, j'usai donc de mes dents. Et tandis que j'avais presque détaché mon morceau de ceinture de peignoir, une femme arriva dans les toilettes (elles n'étaient pas fermées) et me demanda ce que j'étais en train de faire ; je lui répondis : « j'ai perdu ma ceinture de peignoir, je suis en train de m'en fabriquer une autre » et tandis qu'elle se précipitait pour me chercher des ciseaux, je repérais un rouleau de sopalin posé par terre et m'en servis pour me nettoyer avant de décamper.

Fin du deuxième épisode.

Là, je me suis réveillé un peu plus franchement, vexé, en me rendant compte qu'après tant d'efforts j'avais été infichu de retrouver mon lit et mes coreligionnaires.

Mais j'étais encore fatigué, alors j'ai continué de rêver.

Le jour se levait, et j'étais encore dehors.

Je repérai un hangar désaffecté sur le côté gauche du bâtiment principal, que la nuit avait rendu invisible jusqu'alors. Je me dis que peut-être il y avait des entrées de ce côté-là.

Au fond du hangar, j'avisai un passage dans la paroi vermoulue, qui donnait sur un terrain vague bordé à droite (sur le côté du bâtiment) d'une clôture électrique. Je marchai le long de cette clôture, à travers une rangée d'arbres, un champ, une autre rangée d'arbres, pour arriver dans un complexe de garages et hangars agricoles sans relation apparente avec le complexe militaire. Et toujours, à ma droite, cette clôture qui suivait le contour du bâtiment, derrière laquelle je pouvais voir une pelouse, des allées et les portes d'accès à l'intérieur du bâtiment.

Et puis je débouchai sur une extrémité du parking arrière. Il y avait quelques arbres avec de l'ombre, et la clôture électrique était plus basse et endommagée. À un endroit, elle était rabaissée par un objet qu'on avait appuyé dessus dans ce but, mais je distinguais juste derrière le corps d'une victime de la haute tension électrique. Un peu plus loin, elle était complètement rabaissée (au niveau du sol) et je pouvais passer là. Je regardai de part et d'autre, dans le but de vérifier que personne ne m'observais, et je m'aperçus qu'en fait un peu plus loin sur ma gauche il y avait une barrière avec une allée intérieure, sur laquelle donnait la fameuse porte que je cherchais, intitulée 150-159.

Et c'est là où on m'appela pour participer aux entraînements de la journée, et je rejoignis mon groupe.

À partir de là, les images sont floues et imprécises, beaucoup moins descriptibles.

Je me rappelle clairement ne pas prendre part active aux entraînements, répétant les gestes imposés sans conviction ou avec une perversion artistique. Par exemple, tandis que la foule de soldats aguerris autour de moi maniaient une rame, tous assis dans un stade, pour s'entraîner au geste, je maniais une grande cuiller à salade en feignant de ramasser les feuilles mortes.

À un moment, un officier vint me retirer du groupe, sans doute agacé par mon manque de conviction, et m'emmena en me tenant sans rien dire. Sans que je me souvienne du trajet emprunté, nous nous sommes vite retrouvés dans un trou dans la roche rempli d'eau, et il me tint un discours de la teneur suivante : « maintenant, imagine que tu te retrouve dans un trou et que l'eau monte. Il n'y a pas d'issue prévue, et il faut que tu réagisse. Si tu sors de ce trou, je te laisserai tranquille vis-à-vis de ta manière de participer aux entraînements. »

Et je me suis réveillé, cette fois pour de bon.

2005-04-24

Enfer et composants

J'ai passé plusieurs heures aujourd'hui à me casser les dents contre une infrastructure de programmation par composants en Python.

C'est pas facile.

Alors, je me défoule sur DDR, et je suis content de m'apercevoir qu'avec le temps mes facultés de décodage visuel s'améliorent.

Chouette.

Et puis, aujourd'hui j'ai réussi à ne pas penser à moi. Ça mérite clairement récompense : je m'en vais de ce pas me saoûler à l'elixir merveilleux.

Grande considération du moment : en supposant que j'aie un chez-moi et une ligne de télévision numérique, m'abonnerais-je à PinkTV ? Avec ou sans télé, c'est pareil : de toutes façons je ne la regarderais pas. La question de fond est de savoir si je dépenserais de l'argent pour soutenir le projet ou non.

Cette considération fait partie d'une famille de questions que je me pose régulièrement : si j'avais la possibilité d'effectuer une action sans effet immédiat pour moi mais potentiellement favorable à court ou long terme à un ensemble d'humain partageant des caractéristiques communes mais inhabituelles avec moi, l'effectuerais-je ? En somme, est-ce que mon auto-consistance, nécessairement, implique que je participe activement à la reconnaissance de mes attributs ?

Il faudra que j'y réfléchisse.

2005-04-23

Décadence et anti-consensualité

En vrac :

  • aujourd'hui, j'ai bu du mauvais champagne avec de la bonne vodka. Comme quoi, Absolut améliore les coktails.
  • il y a à côté de Vodka-Pomme deux dictionnaires et un volume encyclopédique, pour me rappeler que j'ai en projet d'écrire un diatribe sur l'illetrisme chronique des media, qui mélangent racisme, xénophobie, fracture sociale, agressivité, incivisme et manque d'éducation dans une soupe nauséabonde. Car sous couvert de condamner un soi-disant « nouveau racisme anti-blancs, » il y a le risque de nuire, à long terme, à tout une frange de population pour de très mauvaises raisons.
  • je serais très étonné (pour rester politiquement correct) si je me trouvais un jour des affinités particulières pour une personne qui aime le football.
  • il faut que je me retrouve des livres. Vite.
  • ça fait déjà plus d'une semaine que ceux de mes rêves d'habitude connotés d'érotisme se sont convertis en éloges de la tendresse et du confort quotidien. (En gros, plutôt que d'y voir des bites, j'y vois des bras qui me tiennent gentiment dans un canapé confortable)
  • je rêve parfois que je suis en train de lire un livre sur les rêves. Peut-être que c'est un avertissement à propos de mon rythme de lecture effréné. Ou que je rêve trop. Ou les deux. Ou bien ?
  • il y a des gens que je voudrais bien revoir mais à qui je n'ai rien à dire. Alors je passe beaucoup de temps à essayer de trouver un sujet de conversation qui pourrait justifier que je les appelle. Et ça me rend triste de ne rien trouver.
  • la semaine dernière entre deux rêves je me suis rendu compte que dans une société comme celle décrite dans Snow Crash (Neal Stephenson), je ferais probablement partie de ces personnes qui sacrifieraient leur corps dans le monde réel pour s'échapper dans le virtuel. Et ça me fait peur.
  • je me plais à penser que les gouvernement criminalisent les drogues parce qu'elles permettent à l'individu d'échapper intellectuellement au pouvoir.

L'Homme qui aimait Yngve

C'est le titre du livre que j'ai reçu ce midi et lu cet après-midi (avec une sieste au milieu pour atténuer la force de la lecture).

Pendant la lecture, je me laissai aller à tenter de trouver une métaphore pour illustrer l'emprise de ce livre sur mon moi intérieur, et le mieux que je puisse trouver est l'image de l'arbre fruitier secoué pour en faire tomber les fruits.

C'était fort, c'était bon, c'était triste, c'était déprimant.

Mais c'était aussi un style littéraire nouveau pour moi, un esprit dans l'écriture que je n'avais encore jamais connu, et que j'attribue pour l'instant à l'origine de l'auteur. Je verrai bien ce que donne ma prochaine lecture d'origine scandinave.

Il y avait un mélange de plusieurs thèmes de lecture entremêlés, entre une histoire d'amour, une pseudo-biographie, une description des idéaux et de la force politique d'adolescents norvégiens il y a environ vingt ans, le tout sur un ton presque conversationnel mais tourné d'une manière saugrenue.

L'Homme qui aimait Yngve, par Tore Renberg

Ce livre mérite d'être lu parce qu'il est riche en plein de choses, mais je ne sais pas exactement quel est le public visé. Je me suis surpris à souhaiter avoir lu au préalable une critique par Matoo, que j'imagine, curieusement, capable d'en extraire une synthétique quintessence à la hauteur de ce que j'ai pu ressentir. Matthieu, si tu me lis... :)

2005-04-22

Chaleur

Mon chat est blotti contre mon ventre, sous mon pull.

C'est chaud.

C'est mou, c'est agréable.

Ma dernière lecture a remué en moi une pensée qui m'est arrivée durant mon séjour outre-tropique, et qui s'est matérialisé avec des mots mardi soir auprès d'un gen bien : ne serait-il pas préférable, pour la tranquillité de mon esprit et de mon cœur, que j'aille vivre dans un lieu où je ne trouverai presqu'aucune occasion d'en perturber le rythme ?

J'ai encore constaté aujourd'hui, comme à chaque fois, l'émoi que provoque en moi la vue d'un couple aimant d'une manière que j'imagine être une de celles dont je suis capable. Même si le recul ferait apparaître l'acte lâche et faible, n'est-il pas souhaitable pour mon intégrité émotionnelle de me déplacer dans un milieu où les types de couples incrimités seraient statistiquement rarissimes, ou du moins invisibles ?

Telle est la question qui me perturbe, surtout étant donné l'autre constat que l'isolation dans un hôtel dans une ville morne en profondeur émotionnelle était sublimement reposante pour mon moi intérieur.

Bref.

Doucement, je me fais à l'idée que je mènerai une existence banale et inintéressante, célibataire ennuyeux et ennuyé, frustré mais surtout déçu. Un rapide tour de mes souvenirs me signale qu'il n'y a pas eu depuis longtemps une occasion où ma simple existence ou un mot d'esprit volontairement émis dans ce but aurait provoqué un sourire et une connivence affective. Je suis drôle à mes dépens, ou dérangeant par mon sérieux et mon caractère imprévisible. Et depuis que je fais l'effort d'observer le physique des autres êtres humains autour de moi, j'observe aussi le mien dans un miroir et je ne peux m'empêcher d'observer que je ne suis pas beau, en tout cas pas aux endroits où même de bonnes cures ou le sport ne pourraient rien y faire.

Que reste-t-il ? Mon dévouement entier pour les personnes qui m'ont aidé pendant les moments difficiles, accueilli heureusement avec plaisir et base d'une certaine forme stable et agréable de liens sociaux.

C'est déjà très bien, en fait.

Je ne me plains pas.

Le livre est fini, vive le livre !

J'ai fini en revenant du cinéma la lecture de mon dernier roman. Pris dans les tourbillons des tourmentes respectives de Julien, Mme de Rênal et Mathilde de La Mole, je me suis laissé surprendre par la fin de l'intrigue, que curieusement j'associais auparavant dans mon imaginaire à un coup d'éclat politique.

En fait, j'ai découvert deux choses que je ne soupçonnais pas :

  • dans ce pays, on a autrefois tué les personnes coupables de tentatives de meurtre,
  • il fut une époque, après la révolution, où l'on pouvait se faire guillotiner pour aimer plus noble que soi.

Cette lecture m'a bien sauvegardé cette semaine : sans cet échappatoire, j'aurais eu bien du mal à conserver mon sang-froid et ma santé. Je me sens presque désœuvré intellectuellement sans une nouvelle lecture de cette teneur ; heureusement, un colis m'attend à la poste avec une traduction de mon prochain roman.

Dr. Kinsey - le film

Moi aussi !

Ce soir, je me suis offert un petit soulagement après cette semaine assez (très, trop, désagréablement) difficile.

Je suis allé au cinéma.

Tôt, pour pouvoir pour la première fois patienter dans la salle d'attente en regardant tout un tas de bandes-annonces qui ne passent pas avant le film dans la salle.

C'était agréable.

J'ai donc regardé ce film qu'on m'avait décrit au préalable comme un accomplissement typique du cinéma américain, comme une œuvre cinématographique quelconque rattrapée par le bon jeu d'acteur de ses protagonistes, et je fus content d'y trouver ce que je cherchais, à savoir une biographie en images, avec des visages des des voix pour y donner du relief, d'un scientifique célèbre qui a contribué à sa manière à l'évolution de la société américaine. Et en cela, même si ce film n'est pas aussi brillant que Aviator, il reste agréable et rafraichissant à regarder. Par ailleurs, par le panel de situations et de descriptions qui y figurent, ça reste une œuvre d'enrichissement culturel pour les jeunes en quête d'information sur la sexualité et l'évolution de sa perception au milieu du siècle dernier.

2005-04-21

L'évolution de la langue française

Bientôt, les ingénieurs qui sortent de grandes écoles renommées s'exprimeront ainsi :

Je suis desoler pour mon absence a la reunuion ma copine avais oublier c'est clef .. faler que je rentre sinon elle rester deort .. sa le fais pas trop .. merci pour le resumet de la reunion , je passe des que possible […]. mais je pence que vous aurais compri que l'on vie une periode difficil pour […] .. mais nous allons nous organiser pour etre plus presant .

C'est authentique.

Moi qui me vois bientôt comme prof de français, il va falloir que je m'adapte. Par exemple, en me reconvertissant en traducteur pour jeunes.

Par exemple :

Un catolique sur 2 satisfé de benoi saize

Pari (Réhutère) — Un catolique fransé sur d2 (51%) é statisfé du choa du cardinalle aleman Josef Ratzinjé kom nouvo pape, révèllent un sondage CSA pour l'ebdomadair La Vie.

Selon cet enquette, 37% des catolique ne son pa satisfé de la nominassion du conservatteur benoir saize don 11% ki ne le son pa du tou.

Au total, 12% dé sondé ne ce prononce pa.

Le dondage monttre égallemman ke 60% dé catolique de France on confiansse "pour l'avenires deux l'église" apres cet election. Un tiaire (33%) se dise inquier é 7% ne se prononse pa.

Pauvre pape. Il ferait mieux de soutenir l'avortement.

Lecture

Je lis Stendhal, et j'aime ça.

Contre toute attente, je trouve la langue maniée par cet auteur dans le Rouge et le Noir lubrifiante pour l'esprit. Par ailleurs, ça fait longtemps que je n'ai pas lu de roman historique où les personnages ont un caractère avec du relief, et c'est intéressant.

Ce matin j'ai lu le Fluide Glacial Série Or, et c'était chouette. Pas « bien, » mais rafraichissant. Pas drôle (en tout cas pour moi, je n'ai jamais vraiment apprécié l'humour épais de Fluide Glacial), mais entraînant, et ça m'a mis de bonne humeur.

Et j'attends de la nouvelle lecture pour aujourd'hui.

Le saviez-vous ?

Le standard téléphonique de l'ambassade d'Iran ne répond pas aux femmes.

Jugeons par nous-même : une femme téléphone à l'ambassade d'Iran dans le but de connaître le délai d'obtention d'un visa commercial pour un produit à exporter dans le pays. Elle se présente, on lui demande de patienter, et au bout de vingt minutes de mélodie d'attente elle raccroche. Plusieurs fois.

Un homme procède de même et obtient le renseignement en moins de deux minutes, chronomètre en main.

2005-04-15

Il était temps

Quand en présence des gens qu'on fréquente depuis l'arrivée la conversation ne vient plus, quand on commence à se demander ce qu'on va bien pouvoir faire pour s'occuper, quand on commence à penser aux gens qu'on reverra après le retour, et quand le ciel s'assombrit pour annoncer le mauvais temps, c'est qu'il est temps de partir.

Demain matin, je prends l'avion (tôt, trop tôt, je déteste me lever aux aurores le samedi matin), et j'en suis content.

J'ai reçu mon premier sujet d'examen pour l'université hier, il ne faudra pas que j'oublie de répondre avant le mois prochain.

En fait, hier au cours d'une conversation avec des locaux j'ai beaucoup réfléchi. À regarder en arrière dans mon existence et dans celle des autres personnes ici, je me suis aperçu que ce n'était pas très compliqué de se donner des projets à long terme qui serviraient de toile de fond pour broder l'existence au jour le jour. Par exemple, avec l'idée à long terme d'émigrer (par exemple, héhéhé) aux Pays-Bas, je pourrais trouver là la motivation suffisante pour étudier sérieusement à l'université (pour me donner les moyens de trouver un travail là-bas), apprendre le néerlandais (préventivement) et passer mon permis de conduire (pour ne pas me retrouver dans une situation inconfortable comme celle que je subis depuis deux semaines). Etc, etc. Et puis, après tout, je suppose que ça ne doit pas faire de mal pour l'ego, au cours des relations sociales et/ou de séduction avec les gens bien, de prétendre avoir un objectif à moyen/long terme.

Évidemment, en parallèle je n'ai que trop conscience du fait que choisir un déplacement comme objectif risque de perdre son effet motivant le moment venu : en supposant que je réalise cette idée, se pose très vite la question de quoi faire après. Et je ne suis pas du tout fan du « on verra bien le moment venu. » Parce que même si c'est ce qui se passera, je ne vois pas pourquoi je devrais faire des efforts pour aller dans un autre endroit si au final je me retrouve dans la même situation qu'aujourd'hui, à attendre chaque moment pour choisir ce qui se passera le moment d'après.

En gros, il me faut des pressions externes pour me bouger, ou vu sous un autre angle des « opportunités à saisir » qui me paraîtraient suffisamment appétissantes ou des « désagréments » qui me paraîtraient suffisamment intolérables pour m'y soustraire. Grosso-modo, je pense que je n'hésiterais pas longtemps à me bouger le cul si (rêve, rêve) un gen délicat, sensible et sensuel me proposait un travail d'enseignant en langue française dans une école à Rotterdam ou Amsterdam, ou si à l'opposé (cauchemar, cauchemar) d'un jour au lendemain tout ou partie des valeurs éthiques en lesquelles je crois devenaient criminelles ou simplement dénigrées dans mon environnement actuel et que de fait je dusse ou me défendre ou m'exiler.

Sans aller jusqu'à tout ça, il est dorénavant clair qu'un des poisons de mon existence en ce moment est mon manque de fierté pour mes activités au quotidien, à tel point que j'ai presque honte d'en parler à cause de l'indifférence augmentée d'un léger mépris que je ne manquerais pas de faire subir à quiconque viendrait vers moi en signalant une activité similaire.

Même si je trouve pathétique et ridicule d'en arriver à une conclusion aussi simple, banale et consensuelles, je pense que je ne suis pas assez épanoui et qu'il faut que j'y remédie.

Et sinon (rien à voir), j'aimerais bien aller voir le film Dr Kinsey quand je rentrerai.

2005-04-12

Réveil douloureux

J'ai lu jusqu'à trop tard hier soir, et ce matin mon corps était de plomb au sortir du lit.

Et je suis assez ennuyé que ma lecture du moment s'avère être le premier tome d'une série prévue longue mais pas encore écrite. Alors que depuis quelques années j'évite d'orienter ma curiosité vers les séries japonaises qui souvent restent inachevée, afin de me protéger de ma propre frustration, me voilà en plein dedans.

Bref.

Dans d'autres nouvelles, dont je suis plutôt très gêné de les apprendre sur un site d'actualités étranger, je vois pour la deuxième fois un motif largement suffisant pour me faire émigrer le plus rapidement possible (la première, c'était au premier tour des dernières élections présidentielles). Fi des moustiques, de la dangue, du paludisme, du choléra, de la chaleur, j'irai jusqu'en Inde s'il le faut.

2005-04-11

Cible

Vivre à la Réunion.

Les pour Les contre
il fait beau temps souvent il fait chaud
> il y a des cyclones chaque année
la vie est tranquille il y a peu d'activité sociale
la loi est souple c'est facile de se faire assassiner en toute impunité
les gens ne se mêlent pas des affaires des autres personne n'y voit à redire quand une femme reste enfermée chez elle parce que son mari est jaloux
les gens sont tolérants à première vue (en superficie) les gens sont racistes et méfiants (chez eux)
le paysage est magnifique il faut marcher et monter des pentes raides pour en profiter
la mer est magnifique il n'y a pas de plage et la mer est infestée de requins
il y a beaucoup de végétation, partout il y a beaucoup de moustiques
les fonctionnaires ont un meilleur salaire qu'en métropole la vie est plus chère
il faut être fonctionnaire pour bien gagner sa vie (les salaires privés moyens sont les mêmes qu'en métropole)
les routes et les trottoirs sont de bonne qualité, idéaux pour le roller le roller et le vélo sont déconseillés à cause des mœurs terrifiantes des conducteurs locaux
il y a plein d'emplois à prendre et de bourses disponibles pour venir sur l'île les gens qui viennent grâce aux subventions sont généralement cupides et inintéressés par leur expérience ici
l'île n'est pas minuscule, le temps qui passe laisse place à la découverte il n'y a pas de transports en communs et très peu de taxis : il faut posséder une voiture pour se transporter

Le rouge et le noir

Le Rouge et le Noir, c'est le prochain livre que je devrai lire pour épuiser toute la lecture que j'ai apportée avec moi cette semaine.

Les Chroniques, c'est fini, depuis hier soir. C'était intéressant, je ne pensais pas trouver une variété aussi grande de réflexions et de situations dans cette série de six épisodes.

Maintenant, c'est au tour de Eragon (Christopher Paolini), commencé ce matin, découvert il y a quelques semaines sur la table de chevet d'un gen bien de ma connaissance. C'est pas du tout le même style (roman épique fantastique, contre sitcom à San Francisco pour les Chroniques), c'est en anglais et c'est plus gros, donc j'espère que ça me tiendra plus longtemps cette fois.

Ce week-end, je suis parti me changer les idées. Ce fut plutôt bien réussi. J'ai pu voir les récentes coulées de lave (désormais refroidies), et je dois avouer que c'est mieux (plus impressionnant) en vrai que dans l'imagination d'après les photos.

Dans ce pays, il pleut beaucoup. C'est agréable, et ça compense le fait qu'on ne puisse pas (ou peu) se baigner dans les plages : il y a moyen de se mouiller quand même. Et même de se noyer, dans les torrents d'eau de pluie qui descendent les rues en pente.

Et j'ai appris l'histoire de la canne à sucre et révisé le processus de fabrication du sucre à partir de la canne. C'était chouette.

2005-04-08

Émotions et surchauffe

Hier soir, je suis rentré exténué, mais sans travail supplémentaire pour le lendemain. Donc, j'ai décidé de me reposer.

Un verre d'élixir merveilleux en main et un peu de musique en fond sonore, j'ai continué ma lecture du troisième tome des Chroniques, très vite terminé. C'était plus intéressant vers la fin que ce que le début m'avait laissé présager, alors j'ai immédiatement enchaîné avec le quatrième tome.

Celui-là était si prenant et si riche que j'ai passé tout le début de la nuit à le lire, et je l'ai fini. Et le flot de rebondissements, cumulé à ma fatigue, a tôt fait de m'arracher larmes et soupirs. Étrangement, en même temps que mes émois intérieurs étaient en activité pour agir sur mon extérieur, j'avais une conscience aiguë de ce fait et de l'évolution de ma sensibilité à la lecture au cours de la dernière année. Je ne pouvais m'empêcher de penser à quel point je pouvais être moche et pitoyable à larmoyer comme une tapette après une histoire à l'eau de rose, mais en même temps je ne pouvais que reconnaître à quel point c'est agréable (et reposant) de donner une consistance extérieure aux sentiments générés par une lecture.

Bref.

Mon cœur s'est serré quand ce matin au détour d'une lecture je me suis aperçu qu'un coup de téléphone passé hier soir est peut-être arrivé au mauvais moment, et que dans tous les cas j'aurais pu faire preuve d'une sensibilité de meilleure qualité. Rétrospectivement, je me déçois moi-même en observant emphatiquement la frustration relationnelle que j'aurais, par transposition, ressentie en pareille situation.

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