Entries For: June 2005
2005-06-29
Programme
Hier, je me suis fait inviter par un gen bien dans un endroit bien. Il y avait beaucoup de monde, c'était chouette. Ce n'est que très tard dans la soirée que j'ai appris que c'était l'occasion de fêter l'anniversaire de la personne qui m'avait invité. J'ai eu honte de ne pas avoir fait attention, mais en même temps je n'étais pas en très bonne santé émotionnelle donc j'ai décidé de me rattraper un peu plus tard.
Après-demain matin, je prends l'avion pour aller dans un autre pays. Je ne sais pas encore très bien ce que j'y ferai, mais c'est pour une surprise.
Lundi, je rentre de la surprise.
Mardi matin, je pars à Dijon, pour aller fêter les reuhmeuhleuleu tout le reste de la semaine. Enfin, presque. En fait, je rentre vendredi après-midi pour aller fêter le départ en retraite d'un autre gen bien.
Je crois que ça veut dire que je vais avoir une semaine de vacances.
C'est chouette.
2005-06-28
Sitation
Capitalism is a plague.
> Nationalism is a curse.
The dark future is global federalism.
> The bright future is techno-tribalism.
The choice is still ours.
(Re)découverte
Je connaissais le projet Freenet depuis longtemps, mais je n'avais jamais eu jusqu'à maintenant les ressources matérielles et réseau pour jouer avec sans perdre (trop) de temps.
Maintenant, oui.
C'est étrange comme ma curiosité envers cette chose est un mélange de geekitude, d'investissement idéologique, et de voyeurisme malsain. Mes premières requêtes ont concerné la politique, le meutre et la pornographie, dans cet ordre.
Des découvertes totalement morbides m'ont d'ailleurs fait éprouver des sentiments dont je ne soupçonnais même pas la possibilité d'existence.
Le désagrément d'attendre (très) longtemps pour obtenir les données est largement compoensé par le plaisir de ne pas voir les pages polluées de publicités ou de décoration de tous genres. C'est sobre, l'information est directe, ce n'est pas politiquement correct, c'est intelligent pour la plupart des ressources, etc., bref c'est une ouverture sur un réseau « underground » que j'aurai beaucoup de plaisir à découvrir.
La suite au prochain épisode.
Consternation
Qu'est-ce que la morale ?
Un jour, si je le rencontre, je poserai cette question à Zach . S'il ne se tue pas avant...
2005-06-26
Contraste
Tout à l'heure, avant de regagner un endroit calme et frais pour regarder les trois épisodes de "Lost" à la télévision, je suis allé visiter une ancienne connaissance qui m'avait proposé quelques instants auparavant un moment de détente. En tout bien tout honneur.
Le trajet qui m'y amenait m'a fait passer par Ivry. Et ses wesh wesh cousins de l'après-midi.
Entre autres individus déambulant dans la rue, je dus traverser un groupe de natifs du coin en train de marmonner des grivoiseries concernant leurs dernières conquêtes. La moyenne d'âge du groupe était d'environ dix-neuf ans et soixante-cinq kilos, compte tenu de la masse de l'un des cinq qui devait dépasser quatre-vingt kilos.
Je m'approchais du groupe (nous étions sur le même trottoir) quand leur conversation s'arrêta. Ils se séparaient : trois d'entre eux partaient dans ma direction et les deux autres se préparaient à partir dans l'autre.
Je croisai la première partie du groupe en me délectant intérieurement de la sculpture du torse découvert d'un des individus. Il avait la peau très claire, une musculature presque dessinée mais encore souple, des tétons minuscules mais fermes. Parfaitement galbe, avec de minuscules perles de sueur entre les deux seins. Environ dix-sept ou dix-neuf ans, un peu plus petit que moi, en somme beaucoup plus jeune d'apparence mais déjà délicieux à regarder ! Tellement prenant d'ailleurs, que je ne prêtai aucune attention à son visage et remarquai à peine que son bas était recouvert d'un survêtement adidas bleu layette et d'une paire de chaussures Nike, comme je m'y attendais.
La deuxième partie du groupe était encore arrêtée quand je la traversai. Après m'avoir toisé deux secondes, ils commencèrent à rire bêtement, d'un rire que je connaissais par cœur pour l'avoir déjà entendu très souvent : ma manière de déambuler, mes vêtements, ma stature et mes lunettes de soleil n'étaient pas assortis selon leurs critères, et ils s'en gaussaient en me le faisant remarquer bruyamment, avec ces gloussements qui signifient en filigrane qu'ils ne me jugeaient pas en pouvoir de leur répondre ou de réagir.
En d'autres circonstances, j'eusse été fort marri de cette réaction, d'autant plus que c'est typiquement le genre de situation qui me rappelle de très mauvais souvenirs.
Mais là, c'était plus fort que moi : je jubilai intérieurement, en songeant au contraste qu'il y avait entre la vanité de leur existence, leur sentiment de supériorité, et le plaisir que je soutirai à leur insu de la dissection visuelle du corps de l'un d'entre eux, les situations sexuelles que cela m'incitait à imaginer, et surtout la perspective de la séance de jambes en l'air qui allait suivre moins de deux minutes plus tard, alors qu'eux en restaient à fantasmer sur des conquêtes fictives.
2005-06-25
La musique, ça marche
Quelques degrés d'alcool dans le sang (de la vodka, de la pomme !) et de la bonne musique dans les oreilles, c'est tout ce qu'il me faut pour trouver cette journée agréable.
D'aucun me rappelle qu'il y a des gens qui se promènent dans Paris pour profiter du beau temps en société. Même si je connais l'existence de cet événement depuis trois ans déjà (qu'est-ce que je vieillis !), je n'ai toujours pas l'intention de m'y montrer : je n'aime pas la chaleur, et je n'aime pas errer sans but. En plus, mon dos me rappelle régulièrement à quel point il désapprouve toute forme de déplacement bipède lent (en comparaison au déplacement octocyclopède, par exemple).
Des fois, je me suis demandé à quel point je pouvais tolérer de moi-même mon manque d'engagement et de militantisme là où même très peu d'instants investis de mon temps pourraient (peut-être) aider à améliorer le sort de personnes beaucoup moins fortunées. D'autant plus que j'admets volontiers avoir des prédisposition pour communiquer mon mécontentement et mes critiques envers toute situation que je trouve désagréable ou améliorable, fusse-ce par oral ou par écrit.
Ces questions m'ont amené à réfléchir, beaucoup plus que je ne l'avais prévu d'ailleurs. Et presque toutes mes pensées à ce sujet ont convergé vers la question suivante : est-ce que je crois suffisamment au pouvoir d'évolution des mentalités humaines pour passer du temps à expliquer aux membres de l'entourage des autres moi-même comment rendre la vie de ces autres moi-même plus agréable ?
À ceci, j'ai trouvé deux réponses :
- non, je n'y crois pas. Je vois beaucoup plus de bêtise et de méchanceté que d'actes beaux et agréables. Je suis convaincu que les volontés individuelles de réfléchir aux actes et aux paroles et à leur perception par l'entourage sont des volontés isolées et exceptionnelles ; que la plupart des personnes qui vivent dans ce pays et dans le monde ne sont plus capables de changer leur manière de concevoir la morale et les catégories, et que toute tentative dans ce sens est vouée à l'échec, ou à une incomplétude désagréable ; que l'être humain a une tendance prédominante à l'individualisme et le conformisme, et que toute culture qui incite à autre chose concerne des populations minoritaires, dominées et souvent exploitées ; et surtout que la seule manière d'insuffler dans une personne l'étincelle de ce qui fera d'elle quelqu'un d'intéressant et de bien est de l'insuffler très tôt et dans des conditions d'éducation particulières : deux choses qui sont hors de ma portée tant que je ne consacrerai pas ma vie à l'éducation.
- même si ça peut paraître comme un cas de renardise et de venaison en avance (hint: La Fontaine), je pense qu'il y a des sujets d'intérêt autrement plus préoccupants que l'homophobie en France. Des questions de liberté, par exemple. De respect des femmes. D'enseignement de l'Histoire. De culture du respect de l'homme, en comparaison à celui des marchés. Et d'un point de vue un peu plus égocentré, de mes relations avec les gens bien que je fréquente, à commencer par mes amis.
Tout ça pour dire que après mon cours de néerlandais cet après-midi, je préfère aider un ami à écrire son programme en C++ et un autre à se motiver pour son rapport de stage, plutôt que d'aller suer sous le soleil avec un tas de folles hurlantes.
Plus sérieusement. Sur le conseil de Matoo, je vais de temps en temps prendre une cure d'anti-homophobie en réécoutant les extraits sonores chez Freaky doll. C'est important, parce qu'il est hors de question pour moi de rester ignorant de l'existence de ce genre de choses. Par contre, contre toute attente je me suis surpris à découvrir que ces témoignages me font rire, plutôt que pleurer. La bêtise humaine me fait rire, alors que peut-être je devrais en avoir peur. Mais je n'ai pas peur. Pourquoi ? Là aussi, j'ai réfléchi. En fait, là aussi mes pensées se sont focalisées autour d'une question : que se passerait-il si je me trouvais à côté de personnes aussi « différentes » ?
Plusieurs cas de figures :
- nous n'avons rien à nous dire : je ne dirai rien. Je suis assez individuel comme garçon : je n'ai pas (plus) tendance à dire au con à côté de moi qu'il est con si ça ne me gêne pas directement qu'il le soit.
- j'ai besoin d'un service de la part du con : je ne dirai rien non plus. Qu'il s'agisse d'homophobie ou de stupidité pure et simple, quand on veut négocier il faut toujours insuffler un sentiment de supériorité à celui qu'on veut exploiter. Ça simplifie la négociation.
- je dois vivre en compagnie du con : deux cas possibles.
- si c'est temporaire, je ferai un effort pour tolérer sa connerie, parce que je n'aime pas dépenser de l'énergie en investissement à court terme.
- si ça doit durer, rien ne va plus. Seuls trois cas de figures sont possibles, que j'essaierai à tour de rôle :
- lui faire comprendre sa connerie par la manière douce, et essayer de le faire évoluer en lui laissant croire que c'est dans son intérêt.
- le fuir. Des fois, aller ailleurs est plus simple pour moi que de dépenser de l'énergie à me faire comprendre de mon entourage.
- me débarrasser de lui, tout simplement.
Concernant ce dernier point, toutes les règles sont permises, pour moi. Notamment, dans un cas extrême je me vois très bien égorger ou étrangler de mes mains un autre être humain dont le comportement nuit directement à mon bien-être. Je n'ai absolument aucune pitié envers la connerie, et je suis aujourd'hui certain que je ne tolérerai jamais aucun mal-être à long terme chez moi par le fait d'une connerie intraitable.
Oui, en fait, je me vois très bien détruire la vie de quelqu'un qui m'aurait nuit. Et j'y pense avec beaucoup de froideur.
Par exemple, la petite dame de Bègle, si un jour elle est la cause d'une dégradation de ma qualité de vie simplement par son dégoût des homosexuels, je lui rendrai la vie difficile. Très difficile, et je pourrais passer beaucoup de temps à la rendre difficile. Et paradoxalement, je ferai tout pour que son enfant reste heureux pendant que je la rendrai malheureuse, parce que je pense qu'il n'a pas à souffrir de la bêtise de sa mère.
Heureusement, ces aspects de ma personnalité sont rarement sollicités. Parce que ma patience préliminaire est tout de même très très grande.
2005-06-23
Retour vers le futur
Les dernières considérations de Matoo m'ont fait beaucoup réfléchir hier.
Comme je n'ai jamais relu ce que j'écrivais plus d'une semaine après, l'impératif d'écrire pour pouvoir prendre du recul ne m'atteint pas. D'une part, je suis très tolérant vis-à-vis de mes propres erreurs, ce qui me permet de me rendre compte des choses qui se sont passées et pour lesquelles je n'ai pas forcément agi comme j'agirais maintenant sans ressentir de culpabilité ou de regrets, et d'autre part j'ai toujours considéré que ce qui est passé n'est plus, et qu'il n'est donc pas utile de perdre du temps à revoir les films du passé alors qu'il est déjà bien difficile d'improviser le présent.
Par contre, j'ai été saisi par l'expression textuelle d'un sentiment diffus que j'avais déjà isolé depuis longemps : l'idée que si je n'écris pas tout de suite ce que je ressens, je ne serai pas capable plus tard de le retranscrire, car le temps efface l'intensité des ressentis et ne conserve qu'une idée générale des situations.
Il faudrait deux choses en fait : en premier, que je porte sur moi de quoi noter en permanence. Je croyais pouvoir m'en dispenser, mais je me rends compte du nombre d'idées dont je me dis au moment où elles surviennent qu'il faudrait que je les écrive, et auxquelles je ne pense plus par la suite. En deuxième, que je trouve un moyen d'écrire ce que je ressens vis-à-vis des gens sans qu'ils puissent me reprocher d'étaler mes idées sur eux en public. Cette deuxième partie sera probablement la plus complexe, mais je ne désespère pas de trouver une solution élégante.
Et puis bien sûr, il faudrait que je lise plus de choses avec du ressenti humain dessus. Parce que les histoires qui stimulent mon imagination et qui me font rêver, c'est important, mais je me rends compte que c'est fortement incomplet et que ça ne me stimule pas pour écrire ce que je pense, moi.
Plein de choses à faire, donc.
Peut-être un voyage au Pays de Galles dans deux semaines, aussi.
2005-06-22
Jeu de mots
"if new true friend not protected for explicit private union, break case and try using this." -- Nathan Myers, longest c++ sentence.
J'en ris.
Le problème, c'est que du coup j'ai l'impression d'être un extra-terrestre.
Petite tranquilité contestable
Ce soir, il paraît qu'il y a la fête de la musique. Si j'avais trouvé quelqu'un pour m'y accompagner, je serais volontiers allé au palais de Versailles pour y voir les activités musicales. En l'absence d'accompagnateur, et puisque rien d'autre ne m'intéressait, j'ai préféré aller me retirer dans un coin reculé pour me reposer.
Je ne regrette pas, ce reportage d'Arte sur les milices privées et les mercenaires me fera coucher moins bête ce soir.
Il paraît aussi qu'il y a d'autres fêtes cette semaine, mais là pour le coup je ne sais pas du tout de quoi il s'agit. Par contre, je devrai co-organiser le stand DDR vendredi soir d'un événement qui durera toute la nuit, donc je sais déjà que je vais essayer d'utiliser le maximum du temps restant cette semaine pour me reposer.
Bref.
Le défi du jour, c'est de trouver comment échapper à une église.
Et puis de prévenir des gens bien des risques d'une petite tranquilité contestable.
Colombe, hi !
En Colombie, le gouvernement finance des milices privées soi-disant pour protéger les civils des guerilleros, mais en pratique pour éliminer les formes d'opposition politiques et d'organisations populaires. On voit même apparaître certaines formes d'épuration sociale.
Evidemment ces milices paramilitaires encadrent les productions de cocaïnes, qui leur fournissent les moyens financiers de corrompre la classe politique et s'assurer leur impunité lors des crimes qui violent les droits de l'homme.
Et le bouquet, c'est le soutien inconditionnel (et financier) des USA qui voient dans ce gouvernement un modèle de la lutte anti-terrorisme.
Chouette monde.
2005-06-21
Les racines de l'arbre lui transmettent le tremblement de terre
Hier soir, j'ai regardé l'émission Complément d'enquête à la télévision. Une émission qui présentait, plusieurs mois après les événements, ce qui s'est passé après le tsunami de décembre dernier. On y vit notamment comment le gouvernement du Sri Lanka abandonne ses démunis en escamotant les aides financières internationales.
Ce matin, je lis un reportage ancien retrouvé.
C'est moche, la vie, des fois.
2005-06-18
Se sentir impuissant…
… quand on entretient pendant plusieurs heures une discussion avec quelqu'un qui finit par se réduire à trois possibilités :
— se suicider ;
> — vivre en autarcie dans un endroit isolé ;
— ne plus réfléchir (ou par extension trouver des centres de réflexion qui ne font plus penser aux problèmes).
Sentir que même inconsciemment beaucoup d'êtres humains penchent dans le troisième plateau de la balance, en utilisant l'affection ou les sensations comme compensation.
Constater que la situation de l'interlocuteur serait autre s'il ne souffrait pas d'une carence dans ces domaines.
Ne pas pouvoir l'aider.
2005-06-17
Cul-de-sac
Hier soir, j'ai fermé mon livre alors que je terminais un chapitre central. Et en m'endormant, je me disais que je ne l'ouvrirai probablement pas à nouveau pendant longtemps, ainsi que les tomes suivants.
C'est ainsi que j'arrête au deuxième tome ma lecture de la nonalogie commandée la semaine dernière. Cette histoire ne me fait plus rêver : ses protagonistes exhibent l'agitation de leur moi intérieur, et tous les dénouements sont basés sur un compromis entre des choix qui ne me permettent pas de m'échapper de la douleur du monde réel.
Ce matin, en me réveillant, je ne suis pas arrivé à revenir à ma décision de la veille ; elle est prise, donc. J'ai déjà suffisamment à faire avec mes propres conflits avec les choix pour ne pas en plus me surcharger l'imagination avec ceux de Robin Hobbs (l'auteur).
Par contre, c'est dommage, parce que maintenant j'ai huit bouquins qui vont m'encombrer pendant un certain temps.
Mais tant pis.
Du coup, je suis parti prendre le train sans livre, juste avec de la musique. Voices of Summer 2003 pour être précis, le tube de mon été dernier.
Cette musique a, je ne le dirai jamais assez, des vertus magiques sur mon moi intérieur. Elle me permet, par exemple, de considérer avec lucidité des problèmes de mon existence alors que cette considération serait fortement désagréable sans musique.
Le sujet de mes pensées ce matin, c'était mon apparence physique. Je m'aperçois que mon image de moi comporte beaucoup plus de chair que ce que je vois dans mon miroir. J'aime mon image, et je suis attiré par les autres personnes qui m'apparaissent proches de cette image et cherchent un intérêt dans cette image. Cette image influe aussi sur mes choix d'attitudes et de garde-robe, d'ailleurs. Il y a donc un problème de concordance avec la réalité, et de compatibilité avec les autres. Il est donc nécessaire que je change soit ma quantité de chair, soit mes critères d'attirance. Et la musique m'a permis d'intégrer cette conclusion consciemment, au lieu de l'oublier inconsciemment dans la catétorie « pensées désagréables. »
Évidemment, il reste à mettre le pain sur la planche et ensuite la planche au four.
2005-06-15
Lectures revigorantes
Petit fou rire chez Matoo, c'est chouette.
Nouvelle source d'admiration chez Olivier, c'est chouette aussi.
Et hier, les neuf tomes de Robin Hobb sont arrivés, et je me suis plongé aussitôt dans la lecture du deuxième (le premier étant déjà lu en français).
La tête embrumée, mais l'esprit clair
En pensant ce matin j'ai l'impression d'écarter des rideaux les uns après les autres pour atteindre la lumière : il fait sombre dans ma conscience, par le manque de sommeil et la quantité de mes occupations simultanées. Mais, chose exceptionnelle en pareilles circonstances, ce n'est pas oppressant.
La journée va être longue. En plus, ce soir je dois suivre mon cours de néerlandais et je n'ai rien révisé depuis ce week-end. J'ai juste eu le temps ce matin dans le train de lire mon cours rapidement.
Il a fallu moins de deux semaines après mon séjour tranquille à Rouen pour refaire ce que cet éloignement avait réussi à défaire : le stress et la fatigue. J'y vois un signe clair que mon activité quotidienne s'apparente plus à l'exploitation aveugle de l'homme par l'homme qu'à un échange courtois de savoir faire contre moyens de vivre.
Mais fi. Je n'arrive pas encore à l'assumer entièrement, mais il semblerait que mon existence ne se résume plus à aujourd'hui et demain. Peut-être que c'est anormal, ou un simple effet secondaire du renouveau d'énergie du printemps après l'hiver, mais je ne déprécierai pas ce gage de stabilité, fût-il temporaire.
2005-06-11
Perséphone à l'ouvrage
Il y a bien longtemps, dans le Royaume d'Angleterre, le bon roi Richard Cœur de Lion s'apprêtait à partir en croisade. Afin d'assurer que son palais restât propre pendant son voyage, il publia un édit qui nommait le Shériff de Nottingham responsable de l'entretien du palais. Cet édit faisait valeur de loi, car le sceau du roi Arthur, un cachet de cire rouge appuyé des armes du roi, était apposé sur l'édit.
> Hélas, le Schériff de Nottingham s'appropria l'édit, et avec l'aide de son bras droit, un alchimiste obscur, détacha le sceau et l'apposa sur un édit de sa composition, lui accordant les pleins pouvoirs en l'absence du roi. Il brandit alors l'édit en prétendant que le roi avait oublié de le publier lui-même, mais en assurant la population de son authenticité en montrant le cachet royal.Aujourd'hui, entends-je, cette situation n'arriverait plus. On sait, nous dit-on, apposer sur un document de pouvoir une signature « numérique » qui à la fois identifie son auteur et garantit son authenticité.
2005-06-09
Le Petit Pédophile
Les aléas de la navigation sur le net mènent vers de curieux horizons.
Je suis foudroyé d'admiration en te lisant, Olivier.
Douces rêveries
Parler avec Eve hier m'a aéré l'esprit. Merci madame la fée !
Mon corps me réclame aujourd'hui le sommeil que je ne lui ai pas donné les deux nuits dernières (la première, parce que je finissais de lire le premier tome d'une nonalogie, au demeurant fort intéressant, et la seconde pour cause de promenade nocturne). C'est agréable de penser à la nuit de sommeil complète que je m'apprête à lui offrir, même si mon enthousiasme pour le sommeil vient d'être déséquilibré par une invitation à peine dissimulée d'un ex de venir chez lui nous détendre mutuellement.
Informations utiles
Avant, j'étais bête, je croyais que SpamAssassin était une solution finale.
En fait, je m'avais trompé.
Maintenant, je me sens un peu moins bête.
Le Seigneur des Éditeurs
Three Editors for the macintosh-kings under the a great gui,
> Seven for the Unix-lords in their interface of lines,
Nine for the Windowed Men doomed to a bad gui,
> One for the Dark Lord on his dark throne
In the Land of Mordor where the Shadows lie.
> One Editor to rule them all, One Editor to find them,
One Editor to bring them all and in the darkness bind them,
> In the Land of Mordor where the Shadows lie.
> Vim is the One. Bow mortals.