Entries For: September 2005
2005-09-29
Lecture, lecture !
Visez un peu le projet de loi - mais où sont les citoyens ?
Ah, on me fait signe qu'ils sont tous lobotomisés.
2005-09-26
2005-09-25
Sai la fête au village
Je reviens (ce matin) d'un bref voyage à Besançon que je découvris pour la première fois.
Le but du voyage : un mariage, celui d'un gen bien.
Je désapprouve la notion de mariage ; mais il le vit bien, n'en vante pas les mérites auprès des autres gens bien qui l'entourent, donc je n'y vois pas d'inconvénient.
La cérémonie à l'église, célébrée le matin, fut pompante à défaut d'être pompeuse, et les musiciens ont tristement écorché le magnifique Ave Maria de Bach qui clôturait l'heure et demie passée dans la salle. Heureusement, la suite compensa magnifiquement la situation, en offrant aux convives un très honorable repas à rallonge qui nous occupa jusqu'au soir, agrémenté de distractions aussi variées que le spectacle d'un illusionniste compétent et celui d'une assemblée de gentils vieux aux manières protocolaires de table très irrespectueuses de tous les principes qu'ils nous inculquaient autrefois.
Mais de toutes ces choses qui, même très bien organisées et de haute qualité, restent assez banales pour un mariage, j'en retiens une qui a fait de ce week-end pour moi une expérience particulièrement agréable : la rencontre de gens bien.
Je ne doutais pas, faisant confiance à ma théorie que les amis des gens bien de ma connaissance sont souvent des gens bien eux aussi, que je ne serais pas mis en situation désagréable à devoir fréquenter les relations des mariés beaucoup plus longtemps ce week-end que les mariés eux-même (je leur aurai parlé, en tout et pour tout, moins de quinze minutes chacun pour deux jours de résidence dans leur ville). Je ne m'attendais pas, en revanche, à être aussi bien accueilli, d'une part, mais surtout d'autre part à prendre autant de plaisir à découvrir des choses nouvelles chez de parfaits inconnus que seul un événement autrement peu original avait réunis pour l'occasion.
Effet du hasard ? Vérification de ma théorie ? Attrait de la différence culturelle ? Attrait de la nouveauté ? Simplicité de la société en petite ville ? Je ne comprends pas ce qui a permis que je vive ces rencontres comme si un tissu de relation sociales entre nous avait toujours existé.
Et sachant qu'une occasion pareille avec ces mêmes personnes ne se reproduira probablement jamais, j'ai absorbé goulûment tout ce que mes sens pouvaient capturer de cette expérience, et j'en suis revenu la tête remplie de beaux souvenirs.
Et le retour en train a été l'occasion de laisser germer sur le terreau de mes réflexions fertilisé par le week-end un bouquet de pensées nouvelles.
Je me suis rendu compte que je possède l'art de voyager. Rendu compte à quel point cet art n'est pas facile, en tout cas pour la plupart des autres voyageurs avec lesquels je partage mes chemins. Je n'ai pas peur de partir lorsque je connais ma destination, et je sais à loisir changer d'itinéraire ou de moyen de transport en cours de route tout en contrôlant mes estimations de durée. Le train, l'avion, le bateau, la voiture, les pieds, les rollers, l'auto-stoppeur, l'hélicoptère, etc. ne sont plus pour moi des notions divergentes, indépendantes, décorrélées : ce sont des outils que je sais placer dans l'équation temps-coût-confort-simplicité et manipuler pour choisir au mieux mon voyage. Je connais mes lacunes ; je les vois comme un manque de savoir-faire à manier plusieurs outils utiles au voyage : l'habileté à trouver un hôtel à un certain endroit, à m'ablutir en conditions de route, à gérer les demandes d'informations en langues étrangères, à transférer de l'argent, etc.
Et surtout, par dessus tout, je me rends compte de ma sérénité dans le voyage, de mon aptitude à oublier le stress et dormir dès que le véhicule qui m'emporte part, sachant que nulle intervention de ma part n'influera sur l'issue du voyage avant l'arrivée.
Le fait est que j'y vois une intéressante parabole de mon existence. Je ne m'y sens pas mieux que lorsque, ayant un but à atteindre, je sais exactement comment il faut agir pour l'atteindre et j'agis de la sorte. Toutes les autres situations sont source de stress au mieux, au pire d'angoisse et de déstabilisation. Quand tout simplement je n'abandonne pas mon but, prétendument parce qu'il semble inaccessible, mais surtout intimidé par la découverte du meilleur chemin pour l'atteindre.
Intéressante découverte, qui mène à d'intéressants corollaires ; oui, mais qu'en faire ?
Car encore aujourd'hui, voir l'adversaire se mettre en garde ne m'y incite pas pour autant.
2005-09-21
Le triangle des bermudes
Lié par Matoo, une théorie très intéressante : le triangle des garçons.
Je connaissais déjà cette théorie sous une forme différente, qui fait intervenir la richesse matérielle à la place de la gentillesse.
Par ailleurs, mathématiquement, le concept du triangle s'exprime par la valuation du produit des valeurs mesurées des trois caractéristiques chez le sujet.
La question alors se pose d'une fusion de ces deux théories.
C'est assez simple : il suffit de garder le concept du produit, mais d'utiliser les quatre valeurs différentes au lieu d'une.
Géométriquement, ça donne une pyramide triangulaire dont les quatre sommets sont la gentillesse, la richesse, la beauté et l'intelligence.
2005-09-20
2005-09-18
Blocage
Il est rare que les émissions télévisées m'intéressent. Ce soir, celle qui réunissait nos meilleurs imitateurs m'a non seulement plu, mais aussi détendu.
J'ai ri, j'ai pleuré, j'ai trouvé ça beau. Quelle surprise !
Bref.
Pour avoir fait le tour des Grands Magasins aujourd'hui, mon corps me réclame une bonne nuit de sommeil. Demain, c'est le grand départ pour Vienne : j'y parle dans une conférence que je n'ai pas encore préparée, et je sais ce soir que ce n'est pas cette semaine que j'aurai l'occasion de me reposer du stress des trois dernières semaines.
Semaines très occupées, mais en même temps très vides.
Je me suis rendu compte à quel point je suis incapable de restituer de l'information détaillée autrement qu'à très court terme. Ma mémoire est défectueuse pour tout ce qui ne me concerne pas directement. Je suis capable de me souvenir du quand et du comment de mon contact avec des choses lues et entendues longtemps dans le passé, mais uniquement lorsqu'on me les répète. Je peux produire des raisonnements riches et profonds concernant une idée, mais uniquement lorsqu'elle m'est proposée par quelqu'un dont la conversation m'intéresse.
Mes propres idées ne m'intéressent pas, ou de façon éphémère. Par manque de retour d'opinion sur ce que je peux penser par les gens qui m'entourent (faute de leur dire, avant tout), tout ce qui ne m'est pas immédiatement utile est abandonné par ma conscience.
Je suis transparent. Banal dans mon originalité et mon anticonsensualité. Inculte prétendûment fier mais en réalité intellectuellement paresseux. Faux sensible, prétendument préoccupé par les choix de puissants lointains mais avant tout aveugle à la souffrance quotidienne des humains autour de moi.
Je joue un rôle d'être social qui mépriserait son double s'il le rencontrait.
Snif.
Et pourtant, je sais, ou du moins crois-je savoir, qu'il existe dans un coin du moi pensant un bastion de convictions, de certitudes et d'illusions. Un autre moi qui se cache, se laisse dissimuler derrière une image de pas-grand-chose habillé de souplesse, qui agit dans l'intimité d'une conversation à deux, qui me fait paraître tellement différent lorsque mon attention se consacre entièrement à un gen bien, et, peut-être, dont mon premier moi faible espère perversement qu'il sera un jour sollicité suffisamment pour me défaire et me refaire.
Oui, mais se défaire et se refaire, ça demande beaucoup d'énergie et de courage. Je l'ai déjà fait, mais les deux premières fois je n'avais pas le choix : c'était mon seul moyen de survie.
Mon autre moi, celui qui s'aime, qui m'aime, n'aime pas la sensation de nudité entraînée par une déconstruction. C'est douloureux, et je ne veux pas avoir à rechercher des mois celui ou celle qui m'aidera à me retrouver, à me fournir mon nouvel auxiliaire de vie : la première fois, la lecture. La deuxième, la vodka. Que sera le prochain ?
Et puis, ma vie de jeune cadre parisien stressé, débauché et pseudo intellectuel immoral et fauché est intéressante à jouer : elle me permet de découvrir Paris, de réussir à communiquer avec des individus que je trouverais autrement insupportables. C'est confortable, en somme.
Le seul souci, c'est que ça me ruine la santé. Outre le manque de sport, ma vie occupée m'empêche d'effectuer les diverses opérations nécessaires : celle qui me permettra de garder une mâchoire en bon état et celle qui me permettra de digérer encore pendant quelques années, entre autres. Et puis la vodka, c'est bon mais ça abime : lundi, je crachais du sang.
Je crois me rendre aujourd'hui compte que j'ai été très protégé dernièrement, que je suis moins robuste que je devrais l'être et que je risque de ne pas savoir réagir correctement en face de mon prochain obstacle de vie. Celui qui, je le sens, arrivera sans doute bientôt.
C'est trop calme.
2005-09-16
Rencard !
Je ne sais vraiment pus ce que j'ai pu dire ou faire lundi, mais je suis toujours étonné aujourd'hui d'avoir séduit une jeune femme au point qu'elle me donne rendez-vous ce soir.
J'ai le trac.
Waiiiiiiiiiiiiii \o/
Youpi !
Hyperglycémie
C'est ma maladie aujourd'hui. Parce que depuis deux jours je me sens fatigué de ma soirée inconsidérée de lundi, je ne mange pas (ou peu), mais je me gave de sucreries solides et liquides.
Le résultat, c'est que lorsque je me suis rendu compte ce soir que c'était malsain, c'était trop tard : maintenant, je suis malade.
Et je m'en sens d'autant plus inconfortable que j'ai beaucoup de choses à préparer pour la semaine prochaine.
Rideau.
2005-09-11
L'import du Japon électronique au Mix Club
Hier soir, sortie au Mix Club pour y écouter Satoshi Tomiie sur le conseil d'un gen bien.
Beaucoup d'a priori négatif, craignant les boîtes françaises pour leur house morne et ennuyeuse, leur fumée, leur population grouillante et souvent malsaine.
Beaucoup de surprises agréables au Mix, ne m'attendant pas à la bonne musique, l'aération efficace, l'éclairage magnifique, l'absence de fumée (peu de fumeurs, même), une population essentiellement fraîche (était-ce une soirée spéciale RG ?), une disposition de salles originale.
Seule la vodka était affreuse, mais le before à la Villa m'avait mis de suffisamment bonne humeur pour surmonter ce petit inconvénient.
Une agréable nuit dehors, un lendemain difficile comme il se devait.
edit : je viens d'apprendre que RG 512 est une marque de vêtements, et non pas une station de radio dont je croyais que l'équipe s'était donnée rendez-vous hier au Mix.
C'est joli comme habillage, cela dit.
2005-09-09
Ouèch ouèch pingouin
Une magnifique composition par Matoo qui m'a fait hurler de rire pendant une heure.
Bonne journée.
2005-09-06
Poison moral
« Il y a des homos et des hétéros, comme il y a des gauchers et des droitiers. »
À glisser dans une conversation mondaine…
Inspiration d'auteur
Je me rends compte dernièrement que je suis très inspiré pour imaginer des situations de torture, impliquant une variété d'instruments, de protocoles, de douleurs, etc.
À tel point que j'imagine sans peine être capable d'en écrire un livre entier.
Mais alors, la question se pose : et après ? Ce serait bien dans le sens où avec le marasme culturel actuel je serais susceptible d'être un invité d'honneur dans de nombreux plateaux de télévision, et donc de gagner potentiellement beaucoup d'argent. Mais d'un autre côté, ne risquerais-je pas d'être censuré ? D'être classifié comme psychopathe dangereux ? D'être kidnappé par un fervent lecteur qui déciderait de m'infliger les effets de ma propre inspiration ?
Il va falloir que j'y réfléchisse.
2005-09-04
Sport
La soirée d'hier s'est illustrée par son improvisation. Initialement provoquée pour passer des moments agréables à Villa Keops, elle s'est transformée une fois sur place en soirée d'anniversaire pour quelqu'un de bien pour laquelle je ne savais pas trop comment honorer son vingt-cinquième anniversaire.
Le seul inconvénient, c'est que pour le coup j'ai vraiment beaucoup bu. Et après, quand un autre gen bien m'a demandé de l'accompagner chez lui pour discuter, j'ai accepté alors que mon état m'empêchait de lui porter toute l'attention qu'il aurait souhaité. M'enfin.
Ce matin, je n'avais pas dormi.
Alors, quand il a fallu tailler une haie en état de libération avancée, je l'ai fait dans un état second, pendant presque une heure où ma conscience était aux abonnés absent, écrasée entre la chaleur des rayons du soleil et mon manque de sommeil.
Et maintenant, j'ai des courbatures, dans des muscles dont j'avais oublié l'existence, et je n'arrive pas à comprendre où mon corps a trouvé l'énergie de se prêter à cet exercice que je n'aurais jamais autorisé si j'avais eu la tête d'y réfléchir.
2005-09-03
Domaine public
« The danger remains invisible to most, hidden by the zeal of a war on piracy. And that is how the public domain may die a quiet death, extinguished by self-righteous extremism, long before many even recognize it is gone. »
Un texte d'avertissement éclairé, pour ne pas oublier qu'il y a des valeurs fondamentales qui s'éteignent dans l'ombre de l'impérialisme du progrès.
2005-09-02
Photos d'Irlande
C'est par là.
2005-09-01
Suspense !
A.J. et Miranda vont peut-être sortir ensemble, après plusieurs années à jouer à cache-cache !
Je trouve ça émouvant, et maintenant je suis anxieux de savoir ce qui va se passer dans les prochains épisodes.
C'est rigolo, je n'imaginais pas qu'un webcomic puisse me faire cet effet.