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Entries For: June 2006

2006-06-30

En continu

Commencée ce matin (ou plutôt hier, vu l'heure), finie à l'instant, ma lecture de la journée a monopolisé mon attention et mon corps sans une pause...

Neuromancer de Gibson, un excellent morceau.

2006-06-29

Incompétence masquée ou bienfaits du capitalisme ?

Un post récent sur Slashdot dénonce les réseaux électriques aux USA, souvent défectueux, et rarement enterrés pour des raisons de coût…

Car il apparaît que les câble enterrés souffrent :

  • des rats ;
  • des racines des arbres ;
  • des destructions accidentelles pendant les travaux ;
  • de l'eau.

Et les pannes dues à de l'eau infiltrée « là où elle ne devrait pas » sont si nombreuses que le coût d'entretien des câbles enterrés serait vraiment inintéressant par rapport à des câbles aériens, et ce même compte tenu du nombre de tempêtes grandissant ces derniers temps.

Ce qui m'a effrayé dans tous les commentaires qui suivent l'article, c'est l'absence totale de mention des endroits où tous les câbles sont enterrés, malgré tous les travaux de construction, l'eau omniprésente, et la végétation dense, sans que personne n'imagine que les câbles puissent être installés autrement.

(Ex: à Rotterdam, il n'y a pas un seul câble aérien, ni pour l'électricité ni pour le téléphone ni rien. Nulle part, et je n'ai jamais encore détecté de panne et pas encore vu de travail de réparation des câbles enterrés.)

Sans aller jusqu'au point de penser que l'ingéniérie américaine est sous-douée et incompétente (c'est tentant pourtant…) je me demande vraiment qu'est-ce qui peut expliquer une situation pareille : est-ce l'absence de planning énergétique qui oblige à consacrer l'essentiel les moyens à la compensation d'un approvisionnement énergétique insuffisant ? Est-ce une réelle difficulté à travailler le sol pour y installer du câble ? Ou simplement une guerre des prix qui empêche à toute compagnie d'électricité d'investir dans l'installation et l'entretien en souterrain ?

Dans tous les cas, je suis content d'être là où je suis : c'est encore des considérations qui me rappellent où dans le monde se situe la vraie civilisation.

2006-06-27

Interrogation

En sortant de mon tram il y a quelques minutes je lis par dessus l'épaule d'une autre voyageuse : « Man moet vaker over seks praten. » L'homme (pas la femme) doit parler de sexe plus souvent.

Je m'interroge : s'agit-t-il d'un conseil de mode pour l'été ? Une propagande du gouvernement pour l'égalité homme-femme ? Pour l'éducation ?

C'est dommage, je ne le saurai probablement jamais : c'était un article de Métro, et ce numéro aura totalement disparu dès demain, remplacé par son suivant. Mais le fait que le titre saute aux yeux au milieu de métro, lu par presque tous les voyageurs en transports en communs dans la journée, m'interpelle.

Chouette.

Association

Quand j'écoute de la musique, je visualise intérieurement du patinage artistique.

C'est beau.

Totalement insondable…

À bien y réfléchir, je ne sais pas trop où placer mon dégoût quand je regarde cette vidéo.

  • dans le producteur de l'émission de télé, qui propose le scénario ;
  • dans la chaîne qui passe une émission pareille ;
  • dans le public de l'émission ;
  • dans les spectateurs qui vont la regarder ;
  • dans la culture qui autorise ce genre de spectacle et qui y reste largement indifférente.

Beurk.

Trop de la balle… ou pas.

Découverte du soir: Basshunter - Båten Anna.

Première surprise : le suédois sous-titré en néerlandais, j'ai trouvé ça trop beau. À écouter, à lire.

Deuxième surprise : le sous-titrage en français, comprendre que c'est totalement nul. Ça casse.

Mais j'aime le visage du chanteur, et les sonorités de cette langue.

Quand j'aurai bien avancé avec le néerlandais, j'apprendrai le suédois.

Moment d'émotion

En écoutant Tsushima Masaki - Crystal Tokyo sur ma radio préférée…

Vibrations sous la peau, et puis c'est fini. Je suis bien fatigué, aussi.

Ce soir, j'ai reçu mon certificat d'attention à mon cours de néerlandais du lundi. La prof m'a même proposé de sauter le prochain niveau pour la rentrée de septembre. Tentant… Je verrai après l'été.

Le week-end dernier a été un week-end de détente ; j'ai profité de la présence d'un gen bien de France pour aller re-visiter des endroits très agréables, dont la plage de Hoek van Holland. C'était l'occasion de bronzer un peu plus, de jouer avec le sable et prétendre avoir tâté la température de l'eau.

Très chouette week-end, aussi.

Mercredi, j'irai passer la soirée avec mon correspondant local. Moment culturel à l'horizon.

2006-06-23

Du respect et de l'honneur

Je viens de subir deux jours professionnels à la fois très enrichissants et très oppressants : une formation.

Par quelqu'un que j'apprécie beaucoup, qui est très compétent mais dont l'aura est totalement incompatible avec la mienne (et non, ce n'est pas que parce qu'il est hétéro/marié/avec enfants).

Ne sachant pas trop la nature du sentiment qui m'a oppressé, j'ai tenté d'y réfléchir. J'ai ainsi pu isoler plusieurs notions élementaires qui sont mêlées dans mes relations professionnelles :

  1. l'intérêt (la curiosité, l'émerveillement de la découverte) porté à un sujet ;
  2. l'efficacité de l'utilisation du savoir pour résoudre les problèmes ;
  3. la capacité à transmettre du savoir et/ou un intérêt (enseigner, former, etc) ;
  4. les choix irrationnels dictés par la conscience (ou insconscience) des liens entre les objets d'intérêt et l'environnement. Par exemple, il est certainement agréable physiologiquement de porter et caresser un manteau de fourrure, mais la conscience (ou inconscience) de l'inutile cruauté qui a fourni le manteau peut impliquer un dégoût irrationnel contre les manteaux de fourrure.
  5. la diversité culturelle découlant d'une capacité d'abstraction pertinente. Par exemple, l'utilisation réussie d'un assemblage de feuilles de bananier pour se protéger de la pluie par quelqu'un qui voit un bananier pour la première fois de sa vie mais a déjà utilisé un parapluie en déduisant que le concept de surface étanche au dessus de la tête est généralisable, est un signe de diversité culturelle découlant d'une abstraction pertinente. La recherche d'un parapluie à tout prix pour se protéger de la pluie dans un champ de bananier par quelqu'un qui a déjà utilisé un parapluie en déduisant que le concept de surface étanche au dessus de la tête est généralisable, est un signe de non-diversité culturelle malgré une abstraction pertinente.

C'est ainsi que j'ai pu retrouver là où mon interlocuteur maîtrisait parfaitement les atouts qui en font quelqu'un de parfaitement respectable à mes yeux : l'intérêt pour des sujets communs, une efficacité au travail impressionnante, une pédagogie efficace, et une capacité d'abstraction développée.

Et complémentairement, les endroits où je ne peux vraiment pas le trouver aimable du tout : l'absence des choix irrationnels liés à la relation de l'objet d'intérêt à l'environnement (trop de rationnalité tue l'humanité) et la diversité culturelle (il s'arrête à l'abstraction).

En poussant un peu plus loin, j'ai même trouvé quelques idées très simples et très propres qui m'ont confirmé que le problème dans la tension que je ressens n'est pas de mon côté, mais du sien. Je vais dormir tranquille ce soir.

Il est tard…

… mais j'ai encore un monstre de vaisselle à faire et changer la litière de mon chat.

Grumpf.

Avec un peu de musique ça ira bien.

La vie est certainement plus tranquille quand on n'a pas de raison probable qu'elle s'écroule autour de soi le jour suivant. Mais ça ne l'empêche pas d'être sérieusement secouée quand la vie de gens bien très proches s'écroule pas très loin.

Je vous aime tous les deux, quoi qu'il arrive.

En-cas culturel

Au royaume des animaux, les pédés sont rois, et Darwin s'est fourré le doigt dans l'œil.

Lecture rigolote.

Totalement la dèche

Pour des raisons diverses et variées, j'ai vidé mes comptes bancaires le mois dernier. Mon mois financier commence donc aujourd'hui avec l'arrivée de mon salaire. Le deuxième jour, je paye mon loyer. 34% de mon salaire est déjà parti. Le quatrième jour, je paye mes impôts en France de l'année dernière (6%) et un remboursement d'emprunt (10%). Quelques jours plus tard, je paye mon abonnement au net et celui de ma maman (3%). Très bientôt, je devrai payer le montant de mon assurance santé, que j'avais contractée en février mais dont je ne reçois la facture pour les cinq mois déjà passés qu'aujourd'hui (27%). Suivent les divers frais réguliers en France de services que je n'ai pas encore résiliés mais dont je ne me sers plus (4%).

Il me reste donc 16% de mon salaire pour vivre (manger, sortir, acheter des bouquins). J'ai beau être (relativement) bien payé, ça ne fait pas des masses. En plus je voulais m'acheter des meubles ce mois-ci (10%) et ça va carrément pas être possible...

On va dire que je suis redevenu étudiant pendant un mois.

2006-06-22

Etiquette

Grâce à un gen bien je reçois ce soir un cours de socialité dont plusieurs aspects me manquaient jusqu'à présent.

Ce soir je dormirai moins bête.

Les liens sacrés du mariage...

... mis en relief par replacement dans le contexte culturel, c'est par ici. Même si je peux reprocher à cette lecture de trop se centrer sur la culture états-unienne-américaine alors que les idées sont tout a fait génériques, j'ai trouvé ça totalement édifiant et très bien écrit.

À lire, et à ressortir en conversation. Miam !

2006-06-19

Raplapla

Raplapla, tel est ma perception de mon corps en ce début de nuit. Il est minuit passées, et je dois me lever dans un peu plus de quatre heures. C'est le drame !

Il est en fait nécessaire d'amener mes deux invités à la gare, pour qu'ils puissent prendre leur premier train sans se perdre en chemin. Moi qui comptais profiter de ma semaine sans horaire fixe le matin pour prendre trois heures de grasse matinée ! Raté.

En plus, ça doit bientôt faire sept jours que je dors presque moins de six heures par nuit. Mon corps commençait déjà à me le faire sentir vendredi, et je viens de passer deux jours à l'exercer et le travailler, accentuant une fatigue qui en est à un point où j'ai du mal à réfléchir.

Le début de la semaine va être difficile, très difficile.

2006-06-17

Youpi

Après une longue attente j'ai enfin reçu ma connexion au net.

Hier soir, j'installai le câble téléphonique du rez-de-chaussée de mon immeuble jusqu'à mon appartement. Mes voisins étaient furieux : le bruit du marteau rebondissant contre les parois creuses où je tentais de fixer le câble maladroitement était épouvantable.

Mais finalement, le fluide éthéré est arrivé jusqu'à chez moi. Et grâce à mes nouveaux amis oranje et toto ma maison est soudain illuminée par ma joie de pouvoir enfin écouter ma musique préférée.

Chouette.

2006-06-12

Feu et lumière

Après avoir passé l'après-midi de samedi avec un gen bien local, je suis allé assister au concert de Tiësto sur la Meuse organisé à l'occasion du passage à Rotterdam d'une course de voile quelconque (qui ne m'intéresse pas).

Le concert, par contre, était fantastique.

Noyé au milieu des 150.000 spectateurs (si, si, ça grouillait sur tous les quais sur 20km à la ronde) j'ai patiemment attendu l'arrivée de la barge portant le dj le plus renommé du pays. On pouvait déjà tôt entendre de la « musique » sortir des haut-parleurs et je riais intérieurement en entendant mes voisins prétendre qu'il s'agissait du début du spectacle.

Parce que le début, il était indiscutablement évident. Quand la barge lumineuse s'est enfin arrêtée au milieu du bras de la Meuse passant entre Whileminakade et Veerhaven, et que la projection a commencé par les voiles du pseudo-bateau de course-podium installé dessus, il n'y avait plus de musique.

Et le spectacle a commencé.

Pour qui ne connait pas ce style de musique, c'est assez déroutant. Le rythme monte doucement en se laissant désirer. Moi, j'exultais, je savais ce qui allait arriver. Par contre, je ne m'attendais pas à la projection vidéo sur les bâtiments, avec la tête de Tiësto en gros plan agrandie plus de cent fois sur toute la largeur et la hauteur du bizarre immeuble KPN.

On a eu droit à un vrai spectacle. Tous les immeubles autour du bras de Meuse servaient de support aux feux d'artifice, aux projecteurs et aux lasers. Les bâtiments ont pendant deux heures changé de couleur au rythme de la musique, en démonstration du thème du concert - Nature Challenge. Une barge remplie de benzène a même servi de support pour un jeu de flammes gigantesque pendant la finale du spectacle.

La tension était visible, « palpable » comme on dit. Tout le monde bougeait en rythme, même les vieux, les touristes japonais, les touristes roots, les enfants amenés par leurs parents, les grosses, les maigres, les moches, les beaux, les riches et les pauvres. Une véritable cour des miracles domestiquée par un artiste qui semblait s'amuser autant, si ce n'est plus, que toute la foule assemblée pour écouter son travail.

J'ai presque honte de m'être totalement laisser jouir d'une telle débauche de Watts et de Lumens.

2006-06-09

Elle va me tuer

... ma première prof de néerlandais, pour ne pas avoir fait mon "huiswerk" depuis deux semaines. Ça fait quand même plusieurs fois que je lui fais le coup.

M'enfin.

Il me reste une heure.

Cette semaine a été plutôt occupée, et je suis resté plus souvent que nécessaire le soir en heures supplémentaires. Pas glop ! La semaine prochaine, ce sera l'inverse mais cette fois c'est prévu: je devrai arriver plus tôt le matin mais je prendrai la liberté de prendre mes soirées pour moi.

Grumpf.

Je suis allé voir un médecin ce matin. C'était une visite de "routine" à l'occasion de laquelle j'avais prévu de demander des conseils sur mes soucis gastriques récurrents. Bien que je n'aie aucun symptôme de maladie apparente, j'ai gagné ma journée (et ma visite) : je dois aller passer des examens à l'hôpital, où on me pénètrera avec une sonde pour m'explorer par le fondement. Je suis partagé entre l'appréhension des résultats et l'excitation pour ces sensations nouvelles.

Note pour plus tard: ne plus jamais accepter de boire une bouteille de vin rouge avec un seul interlocuteur. Le réveil est difficile le lendemain.

2006-06-06

Expérience cinématographique

Ce week-end, ayant décidé de me reposer, j'ai renoncé à mes projets d'exploration du plat pays pour rester chez moi la plus grande partie du temps. Je ne me suis pas trop ennuyé : lorsque je ne buvais pas en écoutant de la musique, je rangeais mes papiers ou je me prélassais au soleil pour bronzer.

C'est réussi : la pile de papiers qui s'accumulait a réduit de deux tiers et j'ai bronzé sur le ventre, les bras et les épaules. Presque aussi bien qu'un après-midi à la plage, le confort en plus : il fait assez chaud chez moi sous l'effet du soleil, alors que le vent dehors rend l'absence de vêtements inenvisageable.

Cela dit, je suis aussi allé prendre l'air. Samedi, j'ai dépensé plein d'argent en m'offrant des vêtements, ce que j'avais envie de faire depuis longtemps et qui m'a détendu (c'est fou comme ça fait du bien de dépenser de l'argent, je ne le dirai jamais assez).

Et puis je suis allé au cinéma. Dimanche, et hier.

Dimanche, pour aller voir Gabrielle sur le conseil d'un correspondant local qui m'avait fait part de son émoi à l'égard de ce film. Je n'ai pas ressenti l'émoi, mais je suis carrément impressionné par le style linguistique et le jeu d'acteurs. C'était chouette.

Hier, pour aller voir Transamerica qui me faisait envie depuis quelques temps. Là encore, le jeu d'acteurs était impressionnant, même si j'ai été un peu écœuré par certains clichés et par l'ambiance globale très américaine (et pour cause... le titre dit tout). J'ai adoré l'histoire, les personnalités des personnages et en sortant je me suis posé plein de questions quant à des situations potentielles. Rien que pour ça, je pense que je le regarderai à nouveau un jour.

Et puis Kevin Zegers, quel morceau de bonhomme ! J'en ai ban^Hvé du début à la fin du film. On dirait Orlando Bloom croisé avec Johnny Depp, mais en mieux.

How evil are you?

2006-06-01

Education manquée

Donc hier, en plus du bouquin de Christophe Donner j'ai lu mon Kama Sutra gay. C'était chouette.

Les illustrations sont pas mal (pas assez nombreuses à mon goût), les positions archi-classiques (sauf quelques unes, j'ai appris des trucs), et le texte un peu nunuche dans l'ensemble.

Par contre, j'ai adoré le premier chapitre, qui est une transposition de l'art de vivre du Kama Sutra, avec des indications sur comment faire un bon amant dans sa manière de vivre au quotidien.

En fait, c'est là que je me suis aperçu que :

  1. j'étais totalement nul en la matière,
  2. personne ne m'avais jamais appris ces trucs, et même si ça semble intuitif a posteriori j'aurais bien été en mal de l'imaginer tout seul,
  3. ça a l'air drôlement utile.

Genre, comment repérer les gens intéressants dans une foule inconnue.

Je vais essayer, pour voir.


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