Questionnaires des 7 instants
J'aime bien qu'on me pose des questions.
N'hésitez pas à y répondre aussi, ça peut m'intéresser.
Celui du 10 mars 2003
- A quoi attribuez-vous le fait de remettre à plus tard ce que vous auriez déjà dû faire ?
- Déjà, je crois que je prends peu de risques à remettre au dernier moment les choses à faire, car mon instinct me dicte à quel dernier moment je peux commencer pour pouvoir finir, et de quelle manière bien terminer. C'est même parfois un avantage : les choses sont ainsi bien faites (je travaille mieux sous la contrainte) et je peux m'octroyer sans culpabiliser de grandes périodes de temps « libre » auparavant (passées à faire autre chose, bien sûr.) Après, les vrais dépassements de deadlines sont moins faciles à justifier : certaines ne sont pas bien définies, d'autres ne me motivent pas assez pour que j'y fasse quelque chose, et souvent je trouve suffisamment d'autres choses intéressantes à faire pour les oublier.
- Comment définiriez-vous l'humilité ?
- En trois parties... D'abord, en partant du principe qu'on a toujours quelque chose à apprendre de quiconque. Ensuite, en suggérant les idées plutôt que de simplement les donner, afin que l'interlocuteur soit convaincu de les avoir émises. Enfin, en laissant une chance à quelqu'un d'autre de s'exprimer avant de répondre soi-même à une requête.
- Il y a des moments où le temps paraît passer plus vite ou plus lentement. Chez vous, à quand remonte cette sensation ? Pouvez-vous trouver une explication ?
- À chaque fois que je m'ennuie. Car alors, je me languis de l'avenir, en maudissant le présent d'être si long, et je regrette le passé, en voyant les années passées déroulées aussi vite que la dernière journée. On m'a souvent suggéré de « vivre au présent, » mais je dois avouer que ce n'est pas mon fort.
- Vous êtes publicitaire, votre agence est en contrat avec un collectif d'associations pour la citoyenneté et vous devez trouver un mot alternatif à "politique", moins connoté péjorativement. Quel est votre choix et comment le vendez-vous à votre client ?
- Je suggèrerais « préparez l'avenir. » Je suis intimement convaincu que toute politique est bonne à prendre pour gérer le monde au jour le jour, y compris l'absence de politique, tant qu'on peut « sentir » que les libertés individuelles sont respectées. Hélas, elles disparaissent petit à petit si on n'y fait pas attention, sans qu'on le perçoive à l'échelle d'une vie. Je sais, ce n'est pas une bonne manière de vendre l'idée que de dire « même si vous y passez votre vie vous n'en verrez pas les conséquences, » mais tant pis.
- Quelles premières images votre esprit associe-t-il au mot "art" ? Qu'en déduisez-vous ?
- L'expression du corps. L'art doit être un moyen de communication, une façon de transmettre quelque chose à autrui en utilisant une sensibilité différente de celle utilisée pour le langage des mots.
- Pouvez-vous donner un exemple de ce qu'est avoir de la classe ?
- Savoir montrer ses erreurs à quelqu'un et faire en sorte qu'il les corrige, le tout sans qu'il s'en rende compte.
- A quel moment avez-vous pris conscience que, quelle que soit la qualité des questions que l'on vous pose, ce sont vos réponses qui méritent de l'intérêt ?
- Mu.
Celui du 3 mars 2003
- Comment pourriez-vous réagir si on vous apportait la preuve que, sur un point précis, vous vous comportez en violation d'un principe que vous ne cessez de clamer ?
- Je clamerais le droit au doublethink de 1984.
- Quelle idée vous faites-vous du travail d'un syndicaliste ?
- Je n'ai pas d'idée du travail d'un syndicaliste.
- Trouvez-vous nécessaire d'écouter l'antithèse d'un argument qui emporte immédiatement votre adhésion ?
- Nécessaire, non. Utile, oui, car pouvoir réfuter l'antithèse me conforte dans mon opinion.
- Quel le plus cruel sentiment que puisse éprouver un parent vis-à-vis de son enfant ?
- L'indifférence.
- Quel est le moyen d'expression le plus adapté à l'expression d'un sentiment de rage ?
- La communication. Communiquer la « rage » à d'autres personnes.
- Comment définiriez-vous "la société" ?
- Laquelle ?
- Relisez-vous les anciens posts que vous avez rédigé ?
- Ceux d'hier, oui. Sinon, seulement pour retrouver une information oubliée.
Celui du 24 février 2003
- Si on tournait le film de votre vie, quel acteur devrait interpréter votre rôle ?
- Aucune idée.
- A quoi sert réellement un présentateur météo ?
- à expliquer le dessin aux gens aveugles.
- Combien de temps s'écoule-t-il en général entre le moment où vous vous mettez en colère et celui où vous vous rendez compte qu'il s'agissait de futilités ?
- Souvent, quelques minutes. Le reste du temps, le temps d'une nuit de sommeil.
- En cherchant dans votre entourage, pouvez-vous donner un exemple de l'indécence ?
- Oui.
- A quels jeux d'argent jouez-vous, ou pourriez-vous jouer ?
- Aucune idée. Ce n'est jamais arrivé (à part au Monopoly, mais je pense que ça ne compte pas vraiment).
- Quel aspect de votre vie ne dévoilerez-vous jamais dans votre blog ?
- Ah, question subtile ! La vie de mes amis, au moins.
- Si un virus détruisait toutes les données de votre disque dur, quel fichier regretteriez-vous le plus ?
- Aucun. Cela me ferait même sans doute un bien fou.
Celui du 17 février 2003
- Pouvez-vous décliner toutes les utilisations que vous faites du papier essuie-tout ?
- Cuisine, ménage, cirage, toilette, bref tout ce pourquoi on lui fait de la pub. Pas grand-chose d'autre, je crois.
- Que faites vous de vos chaussures immédiatement après les avoir ôtées ?
- Je les enferme, si je peux.
- Si vous deviez en trois lignes expliquer ce qu'est la liberté à un enfant, comment vous y prendriez-vous ?
- En expliquant par défaut : « ne pas être libre, c'est ne pas avoir le droit de se déplacer ni de se renseigner sans avoir à se justifier. Ne pas être libre, c'est ne pas avoir le droit d'exprimer toutes ses idées sans craindre le jugement public. » Et probablement d'autres choses comme ça.
- Pourriez-vous citer spontanément le nom de deux femmes qui ont pesé sur l'histoire du monde ?
- Marie, la sainte vierge, et Marie Curie, mais c'est plus récent;
- Un de vos amis vous a rendu un fier service dans le passé. Aujourd'hui, il demande votre appui inconditionnel pour le soutenir dans une démarche vis-à-vis de laquelle vous ne voulez pas vous investir. Comment lui répondez-vous sans pour autant paraître ingrat ?
- « Qu'est-ce que tu répondrais dans ma situation ? »
- Pourriez-vous payer pour continuer à lire un blog que vous aimez ? Pourquoi ?
- Non, à moins que son auteur aie besoin d'un appui financier.
- Quel est votre degré d'intérêt pour les évenements qui touchent la blogsphère (par exemple, le rachat de Blogger par Google) ?
- Aucun intérêt.
Celui du 10 février 2003
- Si des archéologues démontaient votre clavier, que pourraient-ils savoir de vous ?
- Que je perds mes cheveux. Sinon, pas grand-chose, car je change trop souvent de clavier.
- Lorsque vous saissisez votre téléphone, savez-vous toujours qui vous allez appeler, ou parcourez-vous parfois le répertoire en quête d'inspiration ?
- Si je saisis mon téléphone pour appeler quelqu'un, alors je sais d'avance qui je vais appeler. Si mon téléphone est dans mes mains et que je suis en train de parcourir mon répertoire pendant que je m'ennuie, alors il peut me venir l'idée d'appeler quelqu'un, et alors je commence à chercher de l'inspiration.
- Quelle est la dernière chose qui vous ait vraiment vexé(e) ?
- Je ne m'en souviens plus.
- Quel était l'objet du dernier courrier papier que vous avez posté, et pourquoi ne l'avez-vous pas envoyé par mail ?
- C'était pour souhaiter un joyeux anniversaire à quelqu'un que j'estime beaucoup. Je n'avais pas accès aux mails ce jour-là.
- Chez vous, les portes sont-elles plus souvent ouvertes ou fermées ?
- Ouvertes, si ça ne gêne pas le passage.
- De quoi votre frigidaire ne manquera-t-il jamais ?
- De quoi boire, s'il fait chaud.
- Accordez-vous de l'importance au respect des biens publics, et votre attitude a-t-elle évolué avec le temps ?
- Oui, non.